2012 64

2007 63

2006 62

2005

2004 61 60

2003 59 58 57' 57

2002 56

2001 54' 54 53 52

2000 51 50 49 48

1999 47 46 45 44 43

1998 42 41 40 39 38 37

1997 36 35 34 33 32 31

1996 30 29 28 27 26 23 22 21 20

1995 19 18 17 16 15 14 13 12 11

1994 10 09 08 07 06 04 03

1993 02 01 00

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la liste

Aredje 48, mai 2000
Les PaGes assez GuEGuE de MarCoR

Mercredi 16 juin 99 - Joe Strummer // Samedi 19, dimanche 20, lundi 21 juin - Binamé - Vendée-Nice-Saorge - LTS // Vendredi 25 juin - Nutshell - de Funès // Samedi 26 juin - Binamé - La Fraction // Dimanche 27 juin - Slugs Clac-Boum // Samedi 3 juillet - Slugs Chatelet // Vendredi 9, samedi 10 juillet - Dour // Mercredi 13 juillet - Inner Terrestrials // Vendredi 16 juillet - Binamé Burnenville // Samedi 17 juillet - Rocroi // Mercredi 21 juillet - Binamé à l'étable // Vendredi 23, samedi 24 juillet - Briouze // Lundi 2, vendredi 6 et 13 août - The Kids // Vendredi 20 août - Slugs Amay // Dimanche 22 août - Péruwelz // Samedi 28 août - Binamé Silly // Jeudi 2 septembre - Orduriers Verts // Samedi 4 septembre - Angelic Upstarts // Dimanche 12 septembre - Binamé 1000 // Samedi 18 septembre - Binamé Vittel // Jeudi 23 septembre - Scheld'apen // Dimanche 26 septembre - Toxic Waste // Vendredi 1 octobre - Binamé chez Zelle // Samedi 2 dimanche 3 octobre - Balthazar // Samedi 16 octobre - Binamé Ivry // Dimanche 17 octobre - Skatalites // Vendredi 22 octobre - Valérie 64 // Samedi 23 octobre - Slugs 20 ans // Vendredi 29 octobre - Looking Up // Samedi 30 octobre - Zabriskie Point // Samedi 6 novembre - Binamé Leuven // Dimanche 14 novembre - Herzele // Vendredi 19 novembre - LSM // Samedi 20 novembre - The Kids // Mardi 23 novembre - Fat Wreck // Vendredi 26 novembre - Tournée de Noël Binamé-Igloo - hop là ... // Samedi 27 novembre - KKP // Lundi 29 novembre - Thugs // Mardi 30 novembre - Daniel Hélin // Samedi 10 décembre - Creeping Flesh // Dimanche 11 décembre - GBH // Jeudi 16 décembre - Peter & the TTBB // Vendredi 17 samedi 18 dimanche 19 décezmbre -Tournée de Noël Binamé-Igloo - suite ... // Samedi 15 janvier 2000 - Barbou - Zone // Jeudi 20 janvier - The Ex // Vendredi 21 janvier - LSM // Dimanche 23 janvier - Hardcore // Jeudi 27 janvier - Citizen Fish Fraction // Samedi 29 janvier - Tournée de Noël Binamé-Igloo - fin ...

Mercredi 16 juin 99 - Joe Strummer

Bruxelles - Botanique - Orangerie : ben oui comme pas mal de " vieux cons ", je suis allé voir ce que valait sur scène tonton Joe Strummer et son groupe. Bon, j'aime bien cette salle, l'Orangerie du Bota mais il faut se farcir le tarif du bar (60 balles la pinte alors que pendant la journée, ce même bar fait des prix moins chers) et aussi le prix de l'entrée. Horreur totale, des fouilles dans le tiroir où je tente de conserver mes tickets de concerts me rappelle que j'ai déboursé 730 FB pour ce concert. Rentrons dans le vif du sujet : bonne surprise ce sont les Looking Up qui font la première partie. C'est la 15ième fois que je les vois et je ne sais pas encore que c'est l'avant-dernière. Les Looking Up s'en sortent bien (qu'est-ce que cette phrase veut dire ?) et je me rappelle de la réflexion du chanteur à propos du public : " vous êtes bien mou, j'ai l'impression de jouer devant mes parents !! ". Monsieur Strummer est flanqué de cinq musiciens qui ont au moins une vingtaine d'années de moins que lui, ils s'appellent The Mescalerus et pourraient être un banal groupe brit-pop. Le passe-temps du concert consiste à repérer la reprise du Clash, une toute les deux morceaux plus ou moins. London Calling est ainsi placé deuxième sur la play-list. Après 5 morceaux du Clash et 5 autres insipides, je me replie au bar et y retrouve Binam', Jeff et Pid'bou. Pour une vision plus journalistique de cette soirée, reportez-vous à Rif-Raf ou Mofo, qui eux ont eu la place gratuite.

Samedi 19, dimanche 20, lundi 21 juin - Binamé - Vendée-Nice-Saorge - LTS

Je décline la Fête de la Musique (avec majuscules s'il vous plaît, c'est une institution) en 2 et même 3 fois avec René Binamé. Le 19 en Vendée, à Vénansault exactement, et le 21 dans les Alpes Maritimes, dans le village du groupe LTS. Bref, nous bouffons du bitume et traversons la France de part en part. A Venansault, les organisateurs sont assez branchés punk-rock, psycho ou un mélange des deux. Le cadre du concert est bucolique, une clairière au bord de la rivière. Nous arrivons là-bas fourbu et abruti par la chaleur. Nous retrouvons les membres de Yalateff qui jouent aussi ce soir. Papy Boarding, qu'on peut entendre sur la compile bretonne Breizh Disorder, débute le festival à la nuit tombante. Yalateff joue ensuite et font tout leur set, et même plus. Je connais tous les morceaux et je me rends pas bien compte qu'ils jouent un peu trop longtemps ! Je commence à remballer car le stand manque de lumière. CRS est un groupe qui s'est rajouté à l'affiche. Ce sont, si mes souvenirs sont bons, des copains du groupe suivant, Condkoï, qui a un CD et qui la joue trop métal fusion pour moi, mes souvenirs sont de plus en plus vagues. René Binamé, à trois, monte sur scène très tard dans la nuit, vers 3h. Le concert est percutant mais pas très long. Sortie de scène, rangement de matos, la camionnette Binamé doit se mettre en route tout de suite. Le soleil pointe quand nous quittons la Vendée, direction le Sud et plus précisément Saint-Laurent du Var.

A 18h, nous apercevons la Méditerranée, encore vingt kilomètres et nous voici arrivé au bord du Var (le fleuve) et à 3 km de Nice. Entre les 2 fêtes de la Musique, l'asso ADCL nous organise un concert le dimanche soir. C'est dans un bar (un pub) et pas dans leur local par exemple. Le bistrotier prête son café mais nous n'avons que peu de contact avec lui. Notre réserve de Derby pils (6 ou 8 palettes pour 8 personnes quand même) va servir. Préparation-H, de Nice, commence la soirée. Groupe alternatif défini comme un mélange de Dead Kennedys et des Wampas, il me fait plus penser à Kikunpaï qu'aux divers groupes de Jello Biaffra. Ils jouent quand même une reprise des Wampas. René Binamé ensuite joue un set basé sur le CD 71-86-21-36 qui est toujours très apprécié en France. Après le concert, nous sommes hébergés par des gens sympas à Nice et je me baigne dans la Méditerranée à 2h du mat. Nous avons le temps de flâner dans le vieux Nice tout le début de l'après-midi puis nous nous mettons en route pour les 80 kilomètres qui nous restent à faire. Je mets les pieds en Italie pour la première fois de ma vie mais nous repassons presque aussitôt en France, l'espace d'une quinzaine de kilomètres. La fête de la musique, sur une place du village montagnard Saorge, est déjà entamée à notre arrivée. On retrouve tout le staff de LTS et d'autres gens qu'on a rencontré un peu partout. La soirée est très cool. LTS fait son set puis R-Man, Binam' et Esgibt jouent le set habituel de René Binamé, avec toujours une préférence du public pour les chansons révolutionnaires et anti-papiques. L'accueil est excellent. Je tombe de fatigue plus tôt que prévu mais je suis encore debout à la fin du concert. Petit détail cocasse : il n'y a pas de bar et pourtant je ne crèverai pas de soif.

Le lendemain, nous sommes carrément en vacance. Nous allons " visiter " Castou, ancien village plus haut dans la montagne qui est occupé par des gens proches de LTS. Impossible de prendre notre camionnette, les chemins de terres sont vraiment difficiles d'accès. Nous passons la journée à flâner près du torrent. Le soir, après un superbe feu de camps barbecue végétarien, on nous reconduit à notre camionnette. Nous repartons vers la Belgique prêt à avaler les 1200 kilomètres, en évitant le plus possible les autoroutes. Binam' n'est heureusement pas le seul conducteur : Vinch' et Izou conduisent aussi.

Vendredi 25 juin - Nutshell - de Funès

Deux petits jours de repos et voici déjà le week-end suivant. Vendredi, je commence ma soirée à Etterbeek, avec Esgibt, Binam' et d'autres, par les Bumpers et Nutshell, le nouveau groupe des anciens Jeunes. Ils sont tous là, sauf Fred, plus une chanteuse et un batteur, ça n'a pas grand chose à voir ni à entendre avec Les Jeunes. Duke est à la basse mais c'est son dernier concert avec eux. Les Bumpers ont une play-list qui me semble habituelle. Tout ça pour finir dans une soirée " Louis de Funès " organisée par Marc La Muerte : extraits de films en boucles, ma biche, déco sixties, et même un groupe surf-rock (live) déguisé en gendarme (de Saint-Tropez, bien sûr), et hop, un concert de plus.

Samedi 26 juin - Binamé - La Fraction

Plus sérieusement, le lendemain, Bribrice est de retour dans les Binamé pour le concert au Magasin 4 avec La Fraction. Fin juin n'est pas la meilleure date pour organiser un concert dans une salle. Il fait beau dehors et moins de gens que prévus sont là pour assister au très bon concert de La Fraction dont je ne peux dire que du bien. Leur disque, enfin la version CD, est disponible à nos concerts ou en VPC, enfonçons le clou ou relisez les quelques Aredje précédents. En concert, ils font aussi une reprise de Motörhead chantée par Magali de façon naturelle. J'ai oublié toutes les anecdotes de la prestation de Binamé ce soir là. Me suis-je endormi dans les loges ou non, je n'en ai plus le moindre souvenir.

Dimanche 27 juin - Slugs Clac-Boum

Je finis le week-end à Marche au festival organisé par Clac-Boum sous chapiteau devant la grange. Les Slugs sont prévus vers 16h et je débarque sur le site à temps pour le set de Disjonctor. Balmuzette est perché au dessus de son échafaudage complètement bourré. Il y a manifestement un dieu pour les ivrognes car il ne tombe pas de son piédestal. Quelques normands de Couterne débarquent : je me souviens de Luc PSG et de l'Abbé qui conduit la voiture. Quand les Slugs débutent leur set, Von, toujours boute-en-train, content que tout le monde rentre dans le chapiteau, remercie la pluie. Il a mis un kilt, ce qui bien sûr (on est à la grange) excite Clac-boum et Pid'bou, les spécialistes de l'humour 1000 tonnes. Ils tentent par tous les moyens de vérifier si le kilt est bien porté à l'écossaise. Peine perdue. Sacrés potaches ! J'en oublie de parler musique mais Jeff, Fred, Ren et Binam' ne sont pas trop distraits et assurent comme dans les grands jours, ça le fait. Les trois de Rachid et Les Ratons jouent les morceaux de leur album et le set est similaire à celui qu'ils ont produit au Magasin 4 en mai dernier devant une assistance clairsemée (en semaine, presque au début des examens). Comme beaucoup, ils ont une reprise du Clash, Radio Clash qui devient Radio Bagdad.

Samedi 3 juillet - Slugs Chatelet

Les Slugs jouent à Chatelet au Pax, un café classique où on a enlevé toutes les tables. Le concert est gratuit et un deuxième bar est installé à l'entrée du café, sous un barnum. Le play-list est composée en grosse partie du CD Kerdji mais impeccable, entrecoupé bien sûr de classiques. Pour le morceau Marie-Jeanne, Ren prête sa guitare à un gars qui joue très bien mais qui a du mal à rentrer dans le morceau. Et oui, il ne suffit pas de connaître le solfège pour jouer dans un groupe ! Comme souvent dans les concerts cafés, on fait une pause puis la play-list s'étoffe des morceaux que le public demande ou redemande : le premier album (Le Blanc), le deuxième album (Le noir) et le Tour du monde sont ainsi repassés au crible. Puis la soirée se termine dans la bonne humeur autour d'un (dix) verre(s).

Vendredi 9, samedi 10 juillet - Dour

Nobru, ex-Ludwig von 88, m'offre le plaisir (?) d'assister au Dour Festival (Dââ-ôhaire) et d'ajouter à ma mythique liste de concerts les noms de Sergent Garcia, son nouveau groupe si vous ne le saviez pas, Gang Green, punk US et, très lourd, Marcel & Son Orchestre. Samedi, j'ajoute encore Pragma (des ex-Downfall) et Les Schtroumph Alcooliques sur la scène " ringardo premier pas, free podium avec un sponsor qui fait distribuer par des jeunes filles des onglets de guitares et autres babioles à son effigie ". J'ai déjà parlé des Stroumph Alcooliques car je les ai vu avec Oï Polloï au squat à Gand en mai dernier. Binam' et EsGibt m'entraînent dans la tente " sensation-techno-brol " pour Add N to (X) et Atari Teenage Riot. Je ne pense pas que mon avis soit très pertinent (ndbin : est-ce une raison de nous en priver ? Le soir même, Marcor trouvait Atari Teenage Riot " intéressant "). Je termine dans l'hilarité générale provoquée par le décalage entre Elvis Junior (sosie d'Elvis Presley primé dans des concours internationaux), et ses musiciens (entre autre Azill) ainsi que le public.

Mercredi 13 juillet - Inner Terrestrials

Plus intéressant à priori et du coup plus décevant : le concert de Inner Terrestrials à La Casa Nicaragua à Liège. L'ambiance est chouette. Je retrouve plein de gens d'un peu partout (Bruxelles, Liège bien sûr, LLN, Gand, Anvers, ...). Je crois que je rate le premier groupe et je descend dans la cave de la Casa Nicaragua pendant Katastrophobia (enfin c'est le nom que j'ai sur le tract). Les puristes vont certainement me contredire si je pense que ce qu'ils font n'est pas loin du crust (ca va comme ca, Benet ou Arno, je ne me mouille pas !). J'ai entendu en boucle un album de Inner Terrestrial pendant le périple des Slugs en France en mai 99. Ils ont pas mal de rythmes ska-isant. Je reconnais le batteur de Conflict qui n'a pas trop changé depuis la dernière fois que je l'ai vu. (C'est assez banal comme chronique car quand on parle de I.T, on cite toujours le nom de Conflict). Il faut le dire, leur set assez court ne m'a pas trop botté, je m'attendais à mieux.

Vendredi 16 juillet - Binamé Burnenville

Le 16, nous voilà dans un petit village pour un concert des Binamé. Un fidèle abonné de Aredje nous a demandé de venir jouer dans la salle de l'école primaire de Burnenville. Ce village est plus connu des amateurs de sport automobile que vous n'êtes pas, bien sûr, car il est à l'intérieur de l'ancien circuit de Spa Francorchamps. Le virage de Burne(n)ville était situé au kilomètre 4 du circuit en pleine descente mais vous vous en foutez, j'espère. Maintenant, c'est à dire depuis 79, le petit village situé près de Malmédy n'est plus envahi par ces gens habillés de la tête au pied du rouge Marlboro ou du bleu Gitane car le circuit est plus court et n'emprunte plus la route nationale à cet endroit. Le concert se déroule effectivement dans un espèce de réfectoire où on a érigé une scène et enlevé les tables. Avec le stand, je me retrouve près du bar et j'ai encore un bon souvenir personnel de la soirée. Au niveau musical, rien de spécial à raconter. Le concert est assez long, souvent quand le groupe joue seul, ce qui est le cas ce soir. Nous restons pour la soirée dansante animée par Sébastien et son frère avec pas mal de morceaux extraits de disques provenant de la VPC Chal et Asteure. Le nuit est pour ma part assez arrosée. Je " finis le fût " avec quelques autres et m'endort, mais c'est prévu, dans mon " duvet " sur la scène.

Samedi 17 juillet - Rocroi

Le lendemain, avec Binam', nous allons faire un peu de tourisme : visite du musée du Circuit de Francorchamps à Stavelot, arrêt glace à la Cascade de Coo. Je lui montre un tract d'un minifestival à Rocroi le soir-même et c'est décidé, nous voilà bientôt dans la petite ville frontalière tellement proche de Houx. Toujours dans le trip tourisme, nous faisons le tour des remparts de la ville fortifiée par Vauban. Puis nous voila devant un chapiteau et un immense terrain vague servant de parking. C'est la campagne à moins d'un kilomètre du centre ville. Les groupes ne sont pas très connus mais Golpe de Estadio et de Happy Kolo donne une idée de la nouvelle scène ska-street punk française. Les trois Greedy Guts qui terminent la soirée chantent en anglais. Je les connais d'une compil où ils ont un morceau assez rentre-dedans à la Ramones. Je n'ai pas retrouvé ce penchant musical pendant leur concert. Ils ont enregistré un de leur dernier (le dernier ?) album à Bruxelles chez Duke.

Mercredi 21 juillet - Binamé à l'étable

Encore plus bucolique, je passe la fête nationale à la Ferme du Hayon à Sommethonne (où cà ?). Dans le cadre du " Carrefour des Luttes ", les Binamé sont invités à jouer au soir en clôture de la journée spéciale. Des conférences le matin puis des débats l'après-midi auxquels je participe en partie, on en arrive au soir où l'étable est aménagée en salle de concert. Olivier O, c'est le nom du premier groupe, ou du moins de son chanteur, fait dans le reggae folk. Puis René Binamé joue en concert énergiquement, le temps de laisser une empreinte aux nombreux liégeois et zoneurs présents (J-Marie, Xian, etc...).

Vendredi 23, samedi 24 juillet - Briouze

Je n'ai pas vraiment le temps de me reposer car me voilà parti en Normandie avec Joelle (qui conduit toute seule), Bof et Vincent Derouf (faut le faire). Le festival Art Sonic a remplacé le Festi Rock de Couterne. Mais notre premier arrêt est pour le Bar de Sylvie et Martial à Couterne. A l'heure de notre arrivée, la plupart des copains sont encore à Briouze pour finir l'aménagement du site du festival ou rentrent de leur boulot s'ils n'ont pas pris congé (on est jeudi soir). Au rythme d'une boisson à chaque arrivant (Luc, JJ, Nono, Fatou, Léa, L'Abbé,...), la soirée est arrosée et nous allons dormir chez Jean-Jacques. Le lendemain, le festival débute vers 19h. Nous avalons quelques apéros puis les 20 kilomètres qui séparent Couterne de Briouze, petite bourgade qui a la " chance " d'être desservie par le train de Paris. L'équipe du Festi-Rock était bien soutenue par les Briouzains et l'inverse est vrai maintenant. Le festival se déroule un peu comme à Couterne : dans une prairie entourée de bâches noires de 2 mètres de haut plus ou moins loin du centre ville. Un camping gratuit est situé sur la prairie voisine. Bref, il n'y a que les vaches qu'on peut emmerder et encore car elles ne sont pas là, le fermier qui a loué les lieux est prudent. Le style musical général du festival est plus centré ska mais la différence n'est pas flagrante. Benoît me fournit un pass backstage valable pour les deux jours. J'y retrouve Josépha (la Jo), qui a repris le même poste que lors des derniers Festirock (la pompe backstage). Le premier soir, je vois et entend Nemless, groupe du sud de la France qui chante en anglais puis revois Greedy Guts. Binam' vous a parlé dans un des derniers Aredje de la mésaventure des Kargols à Marmande. Ici, aucun problème car les préposés à la sécurité ne vont pas faire chier du tout le public. Musicalement, Les Kargols sont dans une mouvance qui marche, avec des plans jump jump qui pourraient faire penser à DV8 (dixit Bof et Joëlle). Pour moi, la soirée se termine bientôt avec le concert des Wampas. Ils ont changés de guitariste. Le gars de la Mano est remplacé par une guitariste en tenue léopard (à la Cramps ?). Je m'endors pendant quelques minutes vers la fin de la play-list que mes yeux essaient de suivre tant bien que mal. Je suis réveillé par le classique envahissement de scène sur le morceau Quelle joie le rock'n roll. Je suis trop fatigué pour participer au concert du groupe à tendance reggae qui termine le premier soir du festival.

Le lendemain, je me la joue plutôt fainéant. Pendant le festival off qui commence vers 15h, je reste honteusement dans la tente sous mes couvertures au lieu d'aller découvrir des jeunes groupes de la région comme No More Jordy, le groupe de Briouze qui m'ont filé un CD 6 titre copie promotionnelle. Vers 18h, je suis enfin retapé et le festival reprend avec Brigitte Bop. J'ai déjà eu l'occasion de les voir et d'en parler dans Aredje. Ils ont sorti il y a deux ou trois ans un 45t et maintenant le jour du festival ils distribuent des tracts annonçant la sortie de leur premier CD. La chanteuse a quitté le groupe et personne ne l'a remplacée, le deuxième chanteur chante tout seul (il y a aussi des choeurs). Ils jouent un punk-rock français classique, un peu proche d'Infraktion ou des Rats, et terminent par une reprise du Clash. Leurs 2 disques sont sorties sur Limo Life, petit label punk rock parisien. J'ai également déjà vu et chroniqué un concert des Klunk. Sachez que leur set est énergique et qu'ils jouent les morceaux de leur album sorti sur Dialektik records, le label de Zabriskie Point. On en reparle dans la chronique de octobre. Terrorgruppe a joué en 98 à Liévin et je les ai peut-être chroniqués à cette époque dans Aredje. Pour des allemands, ils font fort penser à des américains et je suis pas surpris d'apprendre qu'ils ont été signés par Epitaph Europe (je leur souhaite du courage). Mustard Plug qui joue ensuite est un groupe ricain qui est en tournée européenne. Ils jouent à Kontich près d'Anvers à la même période. On dira qu'ils font du ska-punk, terme assez vague, je l'admets. La Ruda Salska est la tête d'affiche du samedi. Lisez ou relisez Rocksound pour en apprendre plus sur eux. Moi, je suis allé dormir...

Lundi 2, vendredi 6 et 13 août - The Kids

Je profite de l'été pour aller voir, revoir et encore revoir The Kids. La première fois en semaine avec Binam' à Lokeren, dans le cadre des Lokerse Feesten, gratuit, sur une place de la ville. Arrivé à 19h, nous apprenons que les Kids ne sont prévus que pour minuit. C'est parti pour une petite ballade en voiture, direction Terneuzen, pour admirer le coucher de soleil sur l'Escaut. Nous sommes de retour vers 23h, à la fin du groupe précédant les Kids, My Velma (pas d'avis !). Après une demi-heure d'attente, nous avons droit à une heure non-stop du répertoire des Kids. Pas de surprise car au fil des 3 concerts des Kids que je verrai au mois d'août, la play-list sera sensiblement identique chaque fois. A Lokeren, ce n'est pas le batteur habituel, ex Scabs mais un intérimaire, très connu dans le milieu punk anversois (quel milieu punk ?).

Le 6 août, les Kids sont à Ottenbburg pour la soirée rock pour les jeunes de la kermesse du village. Ottenburg n'est qu'à 3 kilomètres de Wavre mais c'est de l'autre côté de la frontière linguistique et ça suffit pour que l'information ne circule pas. Nous sommes (presque) les seuls francophones dans le chapiteau.

La semaine d'après, le 13, je me rends à Wervick, toujours pour assister à un concert des Kids. Wervick est la gare entre Menin et Ypres. Le concert est en plein air, gratuit et il y a un monde fou dans la ville. Il pleut et je dois m'abriter près des baraques à frites. J'y vois de loin un groupe hollandais présent sur les scènes flamandes depuis presque 20 ans que je n'avais encore jamais vu : Trockener Kecks. C'est rock'n'roll, en néerlandais, je ne crois pas que je m'extasierai en les revoyant (par hasard). Un peu avant l'heure du concert des Kids, je tombe sur une douzaine de copains de Lille et des Weppes. Ben oui, j'ai fait circuler l'info sur ce concert. Ils sont dans la ville depuis quelques heures et attendent impatiemment les Kids qui vont jouer de nouveau vers minuit. La " fête " est un peu gâchée par une espèce de service d'ordre des organisateurs qui se place derrière les barrières entre la scène et le public. Les espèces de cerbères privés essaient de " confisquer " les bouteilles de bières en verres des copains français surexcités. Pas mal pour un concert gratuit. Ca se calme assez vite, ouf. Pour le concert des Kids proprement dit, les organisateurs ont les moyens : pendant chaque morceau, un écran lumineux annonce le titre du morceau. Mais à part le retour du batteur de vacance, rien de surprenant malgré un set énergique.

Vendredi 20 août - Slugs Amay

Je quitte momentanément les Kids pour me replonger sur mes deux groupes favoris. Vendredi 20, Les Slugs jouent à Amay dans la Brasserie de la Gare, en face de la gare (évidemment) . C'est un concert-café mais avant eux, Smegma, alias les Tueurs du Brabant Wallon, chauffe l'assistance. Difficile de leur succéder car la Brasserie de la Gare est leur deuxième QG après leur local de répet. La bière vole bien. Bof et Joelle sont là : Derouf, Dude, Myriam, Marianne, Geoffroy et Françoise ma petite soeur aussi. J'en oublierais Jo et Claudio, incroyable... C'est un bon concert des Slugs, avec l'aide du public pour Lalalala, où ma petite soeur, avec Marianne s'essaye pour la première fois au chant.

Dimanche 22 août - Péruwelz

Deux jours après, nous voilà à Péruwelz pour le désormais classique festival pluriculturel Arts en Liberté concocté par le Noir Lombric. Comme l'année passée, le lieu choisi est la salle l'Avenir avec une pièce pour le théâtre et une pour les concerts. Je tiens le stand Aredje pendant la journée sans le remballer pendant les concerts des Slugs et des Binamé qui se suivent et clôturent le festival.

Samedi 28 août - Binamé Silly

Pour finir le mois en beauté, je me retrouve à Silly le samedi 28 août pour un nouveau concert de René Binamé, sans Fabrice et donc à trois. J'en oublie même que c'est mon anniversaire. EsGibt et quelques bruxellois sont venus en vélos. La journée est pluriculturelle mais moi, je n'ai pas fait le parcours où l'on pouvait admirer des sculptures. Le concert se déroule sous un chapiteau dans une prairie à l'orée d'un bois. Plasticine, avec le frère de Nic des Brochettes (maintenant Ming) joue avant les Binamé. J'en profite pour causer avec des toulousains en passage dans la région (pas tout à fait par hasard). Je ne suis pas en grande forme car je ne fête même pas mon annif et je rentre avec la première voiture sur Bruxelles, une fois le concert des Binamé terminé.

Jeudi 2 septembre - Orduriers Verts

Le mois de septembre commence par une soirée plutôt tristounette lors d'un concert dans une ancienne école squattée. Les premiers groupes de la soirée ne m'enthousiasment pas et je suis sur le point de rentrer avant la fin. Seul les Orduriers Verts, le dernier groupe de la soirée, peuvent me titiller l'oreille. Comme le nom peut l'indiquer, les quatre (chant, guitare, contrebasse, batterie plus que rudimentaire) ont comme répertoire des reprises de Bérurier Noir et aussi (pour le seul morceau Olaf) de Banlieue Rouge. Si le concept m'intéresse, ils ne sont hélas pas encore au point, en tout cas, ce jeudi, c'est pas terrible et je retourne chez moi tard dans la nuit avant la fin de la soirée gâchée par des emmerdeurs du dehors (oublions !).

Samedi 4 septembre - Angelic Upstarts

Herzele, festival en salle organisé par Johan avec en tête d'affiche Angelic Upstarts. Malheureusement, le prix d'entrée est proportionnel au cachet de la tête d'affiche et de la grandeur de la salle. Bref, on se retrouve à 700 francs, ce qui passe moins bien (pas pour moi) que pour Joe Strummer. Je me rends compte que pas mal de gens évitent les concerts où ils pourraient rencontrer des gens relous et dans la salle il n'y aura pas plus de 250 entrées payantes. Parmi elles, celles de Jeff, Claudio, Eric le fou, ainsi que celle de Loïk, un bordelais qui a fait jouer Les Slugs et qui est plutôt fan de Roadrage, Red Flag 77 ou Casualties. J'ai parlé de festival, donc il y a plus de 2 ou 3 groupes. Gagné : 5 groupes prévus sur l'affiche se succèdent dès 16h. Je rate ou ne regarde pas le début du premier groupe Stage Bottle, des allemands qui font un mélange de oï et de ska cuivré. Reazione sont italiens. Ils font manifestement de la oï avec leurs TS Lonsdale bien typiques. Musicalement certains membres ont fait partie de Klasse Kriminale, groupe également italien de la même mouvance musicale. Chantant la plupart de leurs morceaux en italien, ils terminent leur set par des reprises de groupes anglais du début des 80's (Business, Infa-Riot, Sham, mais j'en suis plus certain). Le troisième groupe de l'affiche s'appelle Hardskin. On m'a raconté que c'est un groupe de gars plutôt 40-naire qui joue normalement dans des pubs (qui font du pub rock) et qui se sont amusés à faire un disque et des concerts dans la lignée pure oï. Le tout n'est pas loin de Cockney Rejects musicalement. Quand aux paroles, je n'ai jamais lu un de leurs textes. Bizarrement, ce sont les Kids qui sont programmés ensuite. Les fans de Funeral Dress reconnaissent Do you love the nazis et le public aime manifestement bien. Les Kids restent une référence parmi les punk flamands (en tout cas, plus qu'en Wallonie !!). Angelic Upstarts sont là et jouent un set plutôt court pour leur discographie. Je ne sais pas si le concert est expédié, mais moi j'ai quand même reconnu pas mal de morceaux. L'alcool a fait sortir les titres des morceaux de mon cerveaux. Ben oui, il se fait tard et Jeff me reconduit chez moi.

Dimanche 12 septembre - Binamé 1000

Je passe enfin le cap des 1000 concerts pour un concert de René Binamé à Paris. Pour ce concert spécial, ce sont des membres de Kochise qui ont concocté l'affiche. Avant René Binamé joue Cria Cuervos, trio féminin composé de Géraldine de Kochise et des deux soeurs qui jouaient dans Ahorcados. Leur set est court et se termine par un " go straight " ou quelque chose de ressemblant.

Militante straight-edge, je ne les ai pas beaucoup croisées au bar. Nothing More qui suit est carrément hardcore. Le CICP où a lieu le concert est à même adresse que le Scalp et Crash Disque, c'est un endroits des plus chouettes. Les consos ne sont pas à 12 FF mais plutôt à 5 ou 6 FF. René Binamé est encore en trio, Azill est pressenti comme guitariste intérimaire (Bribrice a disparu) pour le concert du 16 octobre à Ivry. Comme d'hab, le répertoire fait mouche et mon stand est bien plus vide à la fin de la soirée (assez tôt car on est dimanche). A la fin du concert des Binamé, Les P4 squattent la scène mais sont arrêtés avant qu'ils aient pu jouer plus de trois morceaux. Sacré P4. Nous sommes hébergés chez KK et François de Crash, Goéland et ex-RBB. Le lendemain, Binam', Esgibt et R-Man font la causette et prennent la pose pour un article (avec photo) qui est sorti dans le hors-série punk-rock n°3 de Rocksound.

Samedi 18 septembre - Binamé Vittel

Je suis de nouveau en France avec René Binamé, à Vittel, ville d'eau et de quiche lorraine, en la salle du vieux moulin. Nous sommes invités par Fatoche et ses copains qui nous ont vus à Nancy en début d'année. C'est la première fois qu'un truc aussi proche de l'esprit punk se déroule à Vittel. C'est un festival avec 6 groupes et deux scènes et René Binamé clôture la soirée. Des autres groupes, je ne connais de nom qu'Utopia (on avait reçu une cassette). Les groupes ne sont pas connus encore en dehors de la région et les noms de Dirty Sluts, Just a Finger, Boycott (pas le groupe hollandais, mais un groupe de la ville composé de jeune fan de Mass Murderers, avec crête et tout), ou Blockheads (grindcore) ne vous diront rien. Les concerts débutant vers 18h, René Binamé joue finalement (c'était prévisible vu le nombre de groupe) assez tard dans la nuit, passé 2h. Au deuxième morceau, un petit moment de tension est bien géré par Esgibt : quelqu'un du public est monté et squatte la scène, touchant - aie, aie, aie - la pédale d'R-Man. Pendant quelque minutes, l'enthousiasme est un peu retombé mais ce n'est vite qu'une impression car mon stand est longuement visité après le concert malgré l'heure très tardive.

Jeudi 23 septembre - Scheld'apen

Débarrassé de la pression que je me suis volontairement mis pour arriver au 1000 concerts avant l'an 2000, on me propose d'aller voir en voiture un concert d'un groupe polonais à Anvers au squat Scheldapen. Avant les polonais, il y a Wasted Land, un groupe étiquetté crust sur le flyer. Ils ne jouent pas longtemps et je n'ai pas de jugement précis sur le groupe. Les polonais s'appellent Homomilitia et chantent (un chanteur et une chanteuse accompagnés d'un batteur, un guitariste et un bassiste) principalement en polonais. Le concert manque d'être gâché par des punks (?) polonais. Le groupe arrête d'ailleurs un moment de jouer pour les sortir de la salle. Il possède une discographie dont une cassette intitulée Twoje Cialo - Twoj Wybor, disponible à leur propre distro.

Dimanche 26 septembre - Toxic Waste

Toxic Waste joue à la Grange de Marche-En-Famenne. Prévu vers 16h, le concert à rallonge finit à la nuit tombante. Ils ont joué une bonne poignée de nouveaux morceaux. Dommage qu'il n'y ait pas beaucoup de monde mais l'ambiance est bonne.

Vendredi 1 octobre - Binamé chez Zelle

René Binamé est l'invité plus ou moins surprise de Chez Zelle. Le concert des Binamé, à trois, est franchement chaotique et mon interprétation de Lalalala (le morceau des Slugs que les Binamé aiment bien reprendre) ne relève pas le niveau. Je suis ce jour-là débarrassé de la responsabilité du stand qu'on a laissé à la maison. Je suis déjà kerdji avant d'arriver et on me pousse sur la scène. J'imagine que c'était marrant pour tout ceux qui sont restés jusqu'au bout, en gros mon fan-club du Brabant Wallon.

Samedi 2 dimanche 3 octobre - Balthazar

Samedi, je vais au Magasin 4 boire des chopes en regardant et écoutant Kermess, le retour, et Balthazar, les québécois, qui sont en fin de tournée.

Dimanche, Brasserie de l'Union, l'ambiance est délirante au dernier concert européen des Balthazar, le public est là pour danser sur leur musique diversifiée. S'il n'y avait un sorteur et un serveur chiants, ce serait parfait. L'éternel problème du cerbère qui confond pogo et bagarre et qui " intervient ". Faut vous recycler et sortir un peu plus, les gars. C'est l'histoire d'un mec qui est sorteur qui s'est fait sortir par le public. Le groupe a laissé couler, il aurait sans doute dû réagir plus vite contre l'attitude négative du sorteur, mais il est vrai que ce n'est pas toujours évident de saisir ce qui se passe. Bref, on pouvait sortir de là plutôt énervé, surtout quand on se rappelle que la première personne visée était ce cher Pratin (qui comme tout le monde le sait, ne fait pas de mal à une mouche). (ndbin : Marcor a manifestement loupé la suite qui dans le genre énervant a frappé lourd. Bien après le concert, l'ambiance était encore à son comble quand débarqua une paire de poulets... qui en appela quelques autres, beaucoup d'autres... échange de noms d'oiseaux... jet de lacrymo unilatéral comme de bien entendu, de la flicaille vers les fêtards... détour par le poste pour quelques uns... l'ordre était enfin rétabli... manu militari... difficile de comprendre un tel déploiement de force autrement que par un désir délibéré de rentrer dans le lard... est-ce de la parano ?)

Samedi 16 octobre - Binamé Ivry

Incroyable, je me rends compte que je n'ai vu aucun concert la semaine suivante et que j'ai donc patienté jusqu'au concert de René Binamé dans le cadre " prestigieux " du Festival de Marne, à Ivry, près de Paris en Seine-et-Marne. Ce festival fait beaucoup penser à celui du Bota en septembre. Pendant 2 à 3 semaines, des concerts de 2 ou 3 groupes dans diverses salles de la municipalité d'Ivry et dans 2 chapiteaux de 1000 et 2000 places. René Binamé est programmé samedi 16 octobre avant Marcel et Son Orchestre et Mass Hystéria, dans le grand chapiteau. L'infrastructure est lourde mais on n'est pas en terrain inconnu car on retrouve KK (Crash disque, RBB) dans l'organisation. René Binamé, en attraction belge, débute la soirée. Les Binamé sont aujourd'hui quatre, Fabrice est toujours porté disparu et c'est Azill qui assure l'intérim. Le set de 45 minutes sans pause est forcément percutant. Le chapiteau est à moitié rempli mais ca fait quand même pas mal de monde. Nous apercevons de loin les autres groupes (nous mangeons, buvons ou rangeons le matos pendant leur set). Azill fait très fort: il parvient à oublier sa mallette à babioles (pédale disto, accordeur,...) qui sera heureusement retrouvée et rapatriée sans trop de problème. Binam' est plus calme (moins imbibé) et nous reprenons la route vers Bruxelles avant minuit.

Dimanche 17 octobre - Skatalites

Dimanche soir, je parviens à me rendre au Bota où jouent Les Skatalites : je sais que j'y retrouverai tous les copains fans de ska. En première partie, les Joystick, composés de bruxellois proches du Magasin 4 entre autres, ont l'air content d'être là.

Vendredi 22 octobre - Valérie 64

Vendredi 22, c'est la veille du concert des 20 ans des Slugs. Je ne vais vraiment pas loin de chez moi car je me rends à la Polyclinique rue de la Victoire, à la même adresse que feu Le Centre Social. Entre les DJ, il y a Valérie 64 avec Elliot à la guitare (et parfois au chant) et Zoé (ex-Brochettes) au chant. Il ne faut pas le dire, ça fait un peu Brochettes grande époque (" sous mes bandages, I say gay gay... ").

Samedi 23 octobre - Slugs 20 ans

Malgré mes responsabilités dans l'organisation, je me suis bien amusé au concert des 20 ans des Slugs ce samedi 23 octobre. Coincé au stand près du bar, j'ai quand même bu mon verre de l'amitié à 19h à l'ouverture des portes. La soirée est sold-out mais c'est assez théorique car il va y avoir un roulement dans les concerts. Ainsi les deux salles (donc celle du bas où on ne voit pas les concerts) sont constamment remplies mais ça reste vivable. Pour les Kids, on pourra encore accepter du monde. J'entend les Tueurs du Brabant (alias Smegma) jouer leur set presque uniquement composé de reprises de classiques punks. Pas mal de gens entendent peut-être Oberkampf pour la première fois, et c'est très bien ainsi, merci Les Tueurs pour cette page d'histoire. Le dernier morceau du set nous ramène à l'actualité : David chante avec pêche Gilbert des Slugs.

On passe ensuite aux surprises : la première, c'était l'apéro de 19h, les suivantes étaient des cerises musicales sur le gâteau. Geoffroy (Woodstock, Jésus) nous concocte un mini-set de 3 morceaux : une adaptation (I don't care) des Ramones qui est en fait une reprise de Rien à foutre des Wampas, Anarchy in the UK en français. Un peu d'histoire en passant : quand les Ludwig ont joué à Saint-George (Sous les Bois), leur concert s'est ouvert par ce même Anarchie dans le UK, interprété par Geoffroy, Pelo et une troisième personne que je ne connais que trop bien... ce jour-là comme tant d'autres, les Ludwig avaient amené un enregistreur multi-pistes hyper pro et la machine tournait déjà, était-ce prémédité ? sais pas mais le morceaux s'est retrouvé l'année suivante sur le CD Saint-Valentin Ludwig von 88 / René Binamé. Retour à Bruxelles... Geoff avec sa guitare mouillée de sueur et de bière entonne enfin une version entraînante du Espanã des Slugs. Deuxième cerise : EsGibt, habillé à la Slugs (perfecto et tout l'bazar), nous joue Karaté Kamarade une version persillée d'échantillon de répondeur et d'interview des Slugs chez Ponpon (ah, le rire asthmatique de Ren en boucle). Troisième cerise : les Mambassa BB enchaînent Dans la forêt, des Brochettes (version Ludwig von 88), Le Français (version Slugs Kerdji mais impeccable) et Skatomic (Blondie version MBB, c'est gravé sur leur CD 4 titres Robin des Bois disponible chez nous, VPC et stand, pour 80 FB seulement).

Après autant d'amuse-gueule, il faut un répertoire à la hauteur. Exclusivité pour Aredje, voici la play-list complète du concert des Slugs : Zoo d'Anvers, Pogodanse, Coud pougne, Patate, Canada, Gilbert, Grunge Albert, Beat on the brat, Havana Affair (Ramones), Flico, Hawaï, Tertos au cabaret, Skazou, Rudy (reprise), La Java des pygmées, Kazachope, Kectata, H-Fol, Une pinte, Le français, Les lapins, Marie-Jeanne, Lalalala, Le poulet, Tortue Ninja, Kine, Wesperm dance, Foule sentimentale, What's my name (The Clash), Charleroi, Instrumental, Karaté Kamarade (rajoutez-y Flico fredonné lors d'une corde cassée).

Le groupe a répété depuis quelques semaines avec un revenant, Phanus Slash (ben oui) qui participe à la fête. Le concert dure plus d'une heure et demi, ce qui est très long pour Les Slugs ! C'est, comme prévu, le dernier concert de Jeff avec nous. Il a décidé depuis un bon bout de temps de s'aventurer dans du ska pur et dur.

Les Kids finisse la soirée en beauté. La soirée dansante n'a pas vraiment décollé mais ce quand même que vers 5h du mat que le Magasin 4 ferme ses portes.

Vendredi 29 octobre - Looking Up

Le week-end suivant est marqué par les adieux de deux groupes. Vendredi, j'assiste sans le savoir au dernier concert de Looking Up, au (assez gué) gué, chaussée de Rodebbek à Bruxelles. Pour ne pas terminer la soirée ou pour ne pas jouer trop tard, ils laissent le soin aux Orduriers Verts de conclure la soirée. C'est mieux que la fois passée, ouf. J'ai le temps de reprendre le dernier bus qui me reconduit près de la porte de Halle.

Samedi 30 octobre - Zabriskie Point

Le lendemain, je vois Zabriskie Point pour la dernière fois. Ils de terminent en beauté avec une tournée de cinq dates en France et passent dans le Nord à Tourcoing, au Grand Mix, où j'ai déjà vu Les Shériff et Les Wampas. Les Klunk débutent la soirée vers 19h. Les gens rentrent encore dans la salle, ceux qui ont encore quelques bières dans le coffre hésitent car toute sortie est définitive. Les normands de Caen terminent leur set par leur reprise de Kim Wilde, Kids in America. Les Partisans ne m'emballent pas trop. Ils sont maintenant 7 ou 8 sur scène et leur son est trop propre, trop proche de leurs disques, trop cuivres pour moi. Les Toxic Waste et Mathieu sont content d'être là et surtout de jouer avec les Zab pour la xième fois (plus de 10). Pour les Zabriskie Point, vous n'aviez qu'à être là car maintenant c'est fini. On aurait bien voulu les faire jouer en Belgique mais ca ne s'est pas concrétisé, tant pis pour les regrets. Restent leurs disques : écoutez Paul ou Des jours meilleurs, vous ne serez pas déçus. Le concert est assez long, entrecoupé de reprises étonnantes (ou finalement pas tant que cela) de U2 ou The Cure. Je ne verrai donc pas les Zab une douzième fois, snif (ndbin : qui sait, peut-être dans 10 ou 20 ans pour un festival Vacances dans le Soleil avec les reformations exclusives de OTH, BxN, LV88 en zo voorts...). Avant le concert, nous avons retrouvé un fort contingent de normands du sud (Couternois, Briouzains,...) qui, eux, avaient organisé une date de la tournée d'adieu à Couterne une semaine avant (pile pendant les 20 ans des Slugs, donc j'ai pas y aller et y z'ont pas pu venir !!!). Point commun entre les quatre groupes ? Dialektik Records. On en a quelques échantillons (VPC + stand).

Samedi 6 novembre - Binamé Leuven

René Binamé joue à Leuven avec les anversois de Quetzal (avant) et les hollandais de The Ex (après). On arrive à la salle Ons Huis un peu avant l'ouverture des portes. Les stands de distros sont situés à l'entrée de la salle et je n'ai pas vue sur la scène. C'est embêtant car je ne vois donc pas le premier groupe. Pour René Binamé, je range mon bardas et je me retrouve devant ou à côté de la scène. La salle est trop grande pour le monde présent. Tout Louvain-La-Neuve est là et même Smurf qui vient s'imprégner des Binamé. Le concert est bien. L'enthousiasme des néo-louvanistes se transmet timidement aux anciens-louvanistes mais ça le fait. Retour au stand, je ne pourrai pas vous dire grand chose de The Ex que j'ai vu pour la première fois en 83. A l'écoute, ca a pas mal changé ! Le concert est organisé par les gens de De Nar, zine anar flamand copieux et apparemment intéressant mais comme je ne connais ni Vondel ni sa langue, je ne peux pas en dire plus.

Dimanche 14 novembre - Herzele

Je suis vers 15h à Herzele pour un concert punk avec les deux groupes anglais Red Flag 77 et Capo Regime et les gantois de Rats. Rats sont 5 ou 6 sur scène, avec un chanteur et une chanteuse. Ils jouent un bon paquet de reprises de morceaux punk anglais des années 81-82, l'époque favorite de Funeral Dress, mais ils ont choisi d'autres groupes (en vrac : Dirt, Crass, Anti-Nowhere-League). Capo Regime ont joué à Hof-Ter-Loo (Anvers) en septembre 95 dans le cadre du punk & Disorderly 95, avec Charge 69 (première formation), Special Duties, The Lurkers, Anti-Pasti (pour lesquels j'avais fait le déplacement et qui ne m'avaient pas déçu), et One Way System. Le festival s'était mal terminé : des gros connards de skins fachos ont tabassé tous ceux qui ne leur ressemblaient pas. Jonas, ancien Binamé, qui dormait par terre dans un coin, s'est fait ainsi rouer de coups. Les flics qui sont arrivés sur place ont d'abord laissé faire puis la télévision locale a débarqué. Moi, heureusement, je m'étais éclipsé à temps, la voiture des copains ne m'aurait pas attendue. Plus paisiblement, j'ai revu Capo Regime au premier Holiday in The sun à Blackpool en été 96. Ca fait donc une paye que je n'ai pas vu le groupe qui provient de l'Ile de Man. Depuis lors, ils ont changé de coiffure, les crêtes sont tombées et la musique est moins estampillée 82, mais ca reste du punk anglais. J'ai vu Red Flag 77 plus récemment : à Tournai avec Special Duties et à Lievin, dans un festival avec Terrorgruppe, Bambix, Freeze Kids et Funeral Dress. Les deux groupes anglais jouent ce dimanche après-midi chacun une reprise : Banned from the Pubs de Peter & The Test Tube babies et White Riot de The Clash. Après le concert, où il n'y avait pas beaucoup de mondes (plutôt 50 que 100 personnes), je baragouine angliche avec le Marcor des Red Flag 77. Je fait l'acquisition d'une compil CD plutôt intéressante, Greeeting from the Welfare state, qui inclut 20 groupes punk anglais actuels. On y retrouve, pour les plus connus : Citizen Fish, Road Rage, Red Flag 77, Snuff, Leatherface, Erase Today, The Stains, Consumed,... C'est une coproduction du label et zine anglais Artcore et de Better Youth records (BYO), label ricain déjà actif en 85. Bonne chance pour la trouver (peut-être dans certaines distros, soyez curieux). Le livret est sympa, on retrouve une liste d'autres " jeunes " groupes anglais actuels (Inner Terrestrials,...)

Vendredi 19 novembre - LSM

L'hiver tombe sur la Belgique et la France et vendredi, il faut affronter la neige dans les Ardennes pour se rendre à Longwy voir Les Sales Majestés (ndbin : il faut, il faut, c'est pas obligé, tout le monde n'a pas 2000 concerts à faire avant...), d'ailleurs, il y a peu de monde. Le set des LSM inclut une bonne flopée de nouveaux morceaux : le troisième album est prévu pour bientôt. Le " caricatural " Mes frères (inclus sur une compile Rocksound) est déjà dans l'oreille des spectateurs. Sur scène, ràs, le groupe est égal à lui-même.

Samedi 20 novembre - The Kids

Retour avec étape dans un chalet cher à Anne-Laure et Vincent Derouf et suite du week-end avec un transfert SNCB jusqu'à Denderleeuw où je retrouve Bof et Joëlle qui ont fait presque le même trajet. La salle n'est pas toute proche de la gare et Bof fait une démonstration de ses connaissances de la langue de Vondel, on lui indique un chemin qui s'avèrera être un grand détour. Nous arrivons transis de froid à la salle pour la fin de Rats (voir 14). WR3 enchaîne, ils ont sorti un CD et en ont profité pour inviter les Kids. Ce n'est pas encore cette fois que je verrai les Kids avant minuit car il est bien une heure du mat quand Luc, Ludo et leurs 2 acolytes montent sur scène. Leur concert est quasi identique à ceux que j'ai déjà vu d'eux cette année. Une heure plus tard, nous sommes bloqués car il n'y a pas de train avant 5h du matin. Heureusement, on ne voit pas passer le temps car un DJ dispense de la chouette musique allant du punk au rock en passant par la new-wave, toute sorte de hard(core) et même des morceaux des Shériff, Ludwig von 88 et Bérurier Noir. Le premier train est déjà passé quand nous quittons la salle et affrontons le froid glacial.

Mardi 23 novembre - Fat Wreck

La fin du mois de novembre est chargée car en écoutant Pompon (Rock à Gogo), je gagne des places de concerts à Bruxelles. Je me retrouve avec Phill au VK pour l'étape belge de la tournée du label Fat Wreeck, concert package avec Consumed, Mad Caddies, Tilt et No Use For A Name. Rocksound s'étend sur 4 pages avec un compte-rendu des concerts hollandais et Parisiens similaires. Le groupe qui m'a le plus intéressé est le plus décrié, Tilt avec un chanteuse et un groupe plus punk-rock que les autres. Je rencontre des Marchois qui viennent pour Mad Caddies et leur ska-punk à la Looking Up (ou est-ce le contraire). J'ai du mal à regarder jusqu'au bout No Use For A Name car j'ai l'impression d'entendre une vidéo de surf ou de skate-board. Je reste donc au bar un bon bout de temps.

Vendredi 26 novembre - Tournée de Noël Binamé-Igloo - hop là ...

Début de la tournée de Noël de René Binamé et Captain Igloo à Namur au Cinex, avec Mambassa BB. Louis a aménagé la petite salle du Cinex, plus conviviale que la grande dans laquelle Les Slugs et les Binamé ont joué en avril. Il n'y a pas trop de monde mais beaucoup de têtes connues. Mambassa BB (rappel : Léonard et Pascal, basse et guitare, chant partagé, boîte à rythme très Ludwig) débute la soirée. Parmi leur propre chanson, ils insèrent fréquemment une reprise. Leur version de White Riot, avec un mélange de français et d'anglais, est à souligner (ndbin : c'est fait). Leur play-list va varier à chaque concert de Noël et tant mieux. Captain Igloo, reformé pour la tournée, joue son premier concert depuis avril 95. La formation 1999-2000 est inédite : Fabien et Jo aux chants, Jeff à la basse, Pascal à la guitare et Jason Bumpers à la batterie. Le début du concert est hésitant mais (presque) tout le monde reconnaît le dixième morceau : Captain Igloo (pêche le mérou...) et le public reprend en choeur. Jo a mis une perruque blonde très Marcel et Jeff et Pascal ont de " superbes " chemises. Les gants de Fabien valent aussi le détour. Le set s'achève par Les gens sont saouls (pardon, sont fous) de Dutronc. Nouveauté chez les Binamé qui accueillent Smurf, le huitième guitariste avec R-Man (fidèle au poste), Bribrice, Jonas, Sébastien, Azill, Laurent et Raoul. (Smurf avait déjà joué 4 morceaux à la place d'R-Man chez Zelle en octobre, en toute fin de soirée, mais qui s'en souvient). Le groupe a répété à quatre le set spécial Noël. Les tenues de Père Noël sont ressorties et le CD Noël etc... est passé en revue sans oublier les autres classiques. Les morceaux du futur album sont mis de côté pour plus tard. Smurf joue pieds nus, ce qui contraste avec les bottes d'R-Man. Après Noël en août, c'est aujourd'hui Noël en Novembre en attendant Noël en décembre puis en janvier.

Samedi 27 novembre - KKP

Le lendemain, avec Jeff et Binam', nous allons coller des affiches pour la suite de la tournée et nous échouons à l'Eden de Charleroi où nous tractons et assistons au concert d'adieu de KiKunPaï.

Lundi 29 novembre - Thugs

Décidément, je fais vraiment dans les tournées d'adieu ou similaire car il en est de même pour Les Thugs qui jouent à la Rotonde du Bota lundi 29 pour la dernière fois en Belgique. Pour l'occasion, ils sont accompagnés par un claviériste qui heureusement ne joue pas sur tous les morceaux. Il en résulte une différence de pêche et les morceaux sans claviers sont nettement mieux, n'est pas EsGibt qui veut. Bon concert dans le style mais le groupe a déjà prévu d'arrêter.

Mardi 30 novembre - Daniel Hélin

Le lendemain, j'ai droit à " tu ne viens pas voir Daniel Hélin au Bazar. C'est près de la Rue Haute (Bruxelles) et c'est gratos ". Vu les gens que je risque de rencontrer, ça devrait le faire. Le seul problème, c'est l'endroit, un espèce de restaurant chicos qui fait aussi dans le café-concert. La préposée à l'entrée ne laisse entrer les spectateurs du concert qu'au compte-gouttes. Elle attend que les mangeurs s'en aillent. Rusé et armé de patience, je parviens à rentrer avec Izou et retrouve Claudio, Caro et " tout le Centre Social " qui s'amusent à se foutre de la gueule des habitués de l'endroit. Les bières sont à 70 balles, je ne serai pas saoûl ici.

Samedi 10 décembre - Creeping Flesh

La Zone, un concert organisé par le collectif Zombie Creeping Flesh (en gros les verviétois d'origine). Pour une description des groupes, il suffit de retrouver le bulletin de La Zone : c'est tellement bien fait qu'on a envie d'y aller. Le premier groupe est justement composé de verviétois (ex-Higgins, Chaos Bastards, Grindfeast,...) mais la musique est plus rock 'n' roll. Dans le bulletin de la Zone, il n'est pas mentionné qu'ils terminent leur concert par une reprise de ZZ Top, Gimme all your lovin'. Les hollandais de Tabascos jouent aussi quelques reprises, je me rappelle seulement de celles des Ramones. Les Buckweeds enfin, dans un style provocateur (au niveau parole, ça vole bas, sous la ceinture) et Ramonesque de base, ne se privent pas de massacrer certains hymnes punk rock 'n' rollesque. Ils ont d'ailleurs sorti un 45t de reprises (Ramones, Damned, Girlschool, DOA) qui n'apportent pas grand chose. Je ne sais pas si j'ai aimé car j'ai beaucoup fréquenté le bar.

Dimanche 11 décembre - GBH

Coline et Moldy, qui comme moi, vont voir GBH le lendemain m'hébergent à Liège et le lendemain, c'est reparti pour un trajet en train jusqu'à Wetteren. La salle, Le Métal Zone, est un endroit plutôt voué aux concerts métal (pas étonnant). Panda's et Bambix, ne me laissent pas un souvenir impérissable, je préfère discuter avec tous les copains dans la salle. Heureusement, il n'est pas très tard et je ne suis pas encore kerdji quand débute GBH. J'apprécie pleinement le concert des quatre anglais qui ont la pêche et ne nous privent pas de leurs classiques (en gros les morceaux de leurs premiers disques, la période 81-83 comme d'habitude). Leur Marcor à eux est plus vieux que moi, mais il aime aussi distribuer les chopes au groupe sur scène. Le dernier train vers Bruxelles n'est pas encore parti mais mon trajet ferroviaire est remplacé par une ballade en camionnette plus amusante.

Jeudi 16 décembre - Peter & the TTBB

Même période (je m'souviens au début des années 80), même participations aux mêmes compils punks à l'époque mais musique et public (un peu) différents pour Peter & The Test Tube Babies à Lille au Rockline, organisé par Mathieu des Toxic Waste. Les habitués des concerts punks du Rockline descendent voir Toxic Waste qui jouent comme à Marche des morceaux de leur futur nouvel album (sortie prévue en mars sur Dialektik, mais pas de précision) et ceux de leurs 2 CD. Certains ne sont venus que pour le groupe anglais car la cave est nettement plus remplie pour Peter et ses bébés. Leur concert est toujours aussi court, à tout casser 45 minutes sans rappel. Evidemment ils ont joué leurs classiques comme Banned from the pubs ou The Jinx que pas mal d'autres groupes reprennent. Autant entendre la V.O. comme aujourd'hui. Il n'y a pas de tension dans le public (je n'en ai pas vu). A force de dire que le concert serait complet, il ne l'a finalement pas été, et c'est peut-être triste, quoique on aurait alors vraiment suffoqué !

Vendredi 17, samedi 18, dimanche 19 décembre - Tournée de Noël Binamé-Igloo - suite ...

Je rejoins Binam' à Deux-Acren pour préparer le stand pour 3 jours. Nous débarquons le matos à la MJ de Péruwelz à l'heure prévue. Un troisième groupe (à préciser) est noté sur le tract mais ce sera l'invité fantôme. Par contre, Sic de Fontenay-Le-Comte en Vendée nous fait une petite visite en Belgique en profitant des 3 dates consécutives de concerts. Captain Igloo entame la soirée. Fini le stress du premier concert, ça roule bien, Jo est le king et les autres aussi. Dans la salle, il y a un subtil mélange de têtes connues (LLN, BXL,...) et d'autres du coin ou d'ailleurs. De mon stand, j'ai vue sur le concert mais je suis plus loin du bar, on ne peut pas tout avoir. Le début du concert des Binamé est enthousiaste. Il est malheureusement interrompu car quelqu'un fait chier Madame punk et on n'aime pas ça. Petite échauffourée vite résolue et le concert reprend de plus bel. La play-list prévue pour les concerts de Noël est bientôt dépassée. Smurf cède sa guitare à Jeff, bien content de jouer Vocations, Les pommes de terre, et même Lalalalala. La soirée se termine tard et toujours debout après le nettoyage de la salle, nous vidons le fût, Binam' et moi, en compagnie de Roger qui nous héberge comme après chaque concert à Péruwelz (ça devient une tradition). Pour ce week-end, Jeff et Pidbou ont sorti le camion-mobilhome avec lequel Les Slugs sont allés dans le Sud et l'Ouest de la France. La Binamette mobile peut rentrer au garage samedi.

Le lendemain donc, on retrouve les Mambassa BB à la Zone à Liège. Le concert est une co-organisation Aredje / La Zone et nous avons donc prévu une caisse, son fonds et un cachet (tampon) pour les entrées. Je déballe mon stand dans la pièce de la distroï de la Zone, à l'étage de l'entrée. La pièce est bien visitée ; j'y retrouve les gars de Burnenville et de Visé qui m'a contacté pour un futur concert là-bas. Au début de chaque groupe, X-ian, responsable de la distroï, vide et ferme la pièce. Je rate donc presque chaque fois le début des groupes et celui des Mambassa BB en particulier. Ces derniers font une nouvelle reprise : ça plane pour moi de qui vous savez. Les autres morceaux, vous pouvez les retrouver sur leurs CD gravés (Robin des Bois, 4 titres, et La grande escroquerie de l'histoire, 20 titres). Le son en concert est meilleur ! Les Captain Igloo, avec Jo qui habite Liège, sont presque chez eux. Après leur concert (c'est vrai aussi pour les autres concerts de la tournée), des gens me demandent si je n'ai pas leurs disques. La réponse est non, car ils n'en ont jamais fait. Azill, totalement kerdji, débarque au concert un peu avant le début des Binamé. Il aimerait bien jouer quelques morceaux mais son état est très avancé. Il prend un micro, essaie de chanter mais Vinch' (sono) doit le couper car c'est franchement inaudible. Vincent Derouf marche au plafond et frôle 3 ou 4 fois les spots. Heureusement pour tout le monde, ils ne sont pas touchés. Après le concert, je rouvre une dernière fois le stand mais j'oublie de le ranger à ce moment dans le camion. Le lendemain, la pièce est fermée et je dois réveiller quelqu'un pour le récupérer. Avant cela (vers 3h du mat), je m'installe pour quelques heures de repos dans le sleeping, presque complètement rempli de Binamé, Captain Igloo + friends. A midi, c'est déjà le départ pour La Grange à Marche et on en oublie, évidemment, le fonds de caisse, le cachet, les préventes, et les clefs de la binamette.

Pendant la nuit, il a neigé mais la Nationale entre Liège et Marche reste praticable. L'épicentre du mauvais temps est paradoxalement le Brabant Wallon et l'autoroute préférée d'Esgibt, la E411, est presque bloquée. Vinch' qui est rentré à Bruxelles après Liège, ne traversera pas la tempête. Dracu, Dud et quelques poissonniers y arriveront avec beaucoup de patience et de retard. Captain Igloo joue, la Chouffe d'Achouffe fait des ravages : Jo est assez kerdji. Le concert des Binamé, après un bon début, est gâché par des clacboumeries à répétition. Une boule de neige sur le synthé, ce n'est pas l'idéal. Clacboum et Pidbou s'acharnent sur Esgibt qui rit mais jaune. Pendant Cra singlé, dédié aux chiens Gribouille, Hercule et Morgane, presque à la fin de la play-list donc, R-Man réagit car sans Esgibt, il devient difficile et inutile, ou en tout cas pas très amusant, de continuer. C'est désolant pour les quelques personnes qui voyaient Binamé pour la première fois (il y en avait) mais c'est la moins pire des conclusions. Bribrice, présent à la Grange, aurait bien voulu jouer quelques morceaux mais la fin du concert est définitive. La soirée est quand même bien longue en compagnie de Sic, Claudio et Guy avec qui je cause rallye.

Je prends une sacré pause dans ma conquête de concerts, 27 jours ! Mes festivités du passage de 99 à 00 se résume en 3 lettres : ràs.

Samedi 15 janvier 2000 - Barbou

Je retrouve Bof et Joëlle à Liège pour aller à la salle du Barbou où se déroule un festival annoncé ska-punk. Les Mambassa BB ouvrent les hostilités. Ils ont encore changé de play-list : Ainsi Squat-il (Bérurier Noir) est une de leurs reprises de cette soirée. L'ambiance est bizarre. Les mouches s'agglutinent près de la scène. L'endroit est une salle louée habituellement à des étudiants qui y pratiquent des baptêmes et ça sent encore le sang. Dans le deuxième groupe dont je ne parviens pas à retenir le nom ce soir-là (c'est Nervous Chillin'), on retrouve Gilles Pemmers et d'autres gars d'Arlon. Le temps de boire 2 chopes avec Johnatan des Shadocks, ils ont déjà fini. Les Shadocks jouent après Les fous du roi (organisateur de la soirée) et avant Happy Kolo. Johnatan et ses comparses terminent leur concert par l'adaptation du morceau de Cranberries In your head en Je vais gerber, après leur autre reprise de Bérurier Noir, Petits agités. Avec mes poulseurois favoris, je me rends ensuite à La Zone en espérant que les concerts ne soient pas terminés. Ouf, il est 1h du mat et on arrive pour le début des Gastéropodes Killers de Paris. Ils sont bien contents de me voir (ils le disent dans le micro) et jouent les morceaux de leurs 2 albums, dont le dernier Rock'n roll sauvage, sorti en 99. Comme beaucoup décidément, ils reprennent une chanson du Clash, What's my name, dans une version assez différente de celle des Slugs (et oui nous aussi on a succombé à la Clashmania, mais ce n'est pas nouveau).

Jeudi 20 janvier - The Ex

The Ex est annoncé au Magasin 4. En fait, il y a eu une confusion quelques part car il s'agit d'un autre groupe ayant un The Ex parmi ses rangs. Inutile de vous en parler, ce n'est pas ma tasse de thé.

Vendredi 21 janvier - LSM

Vendredi, avec Dud, Geoff, Vincent Derouf et Anne-Laure, je retourne pour la troisième fois à Gravelines près de Dunkerque. Les Sales Majestés y rejouent avec le même groupe qu'il y a deux ans, Les Hérétiques. Ces derniers ne m'enchantent guère mais Geoffroy semble séduit par leur reprise de Jacques Brel qui me laisse indifférent. Les Sales Majestés ont cette fois-ci en distro leur nouvel album, Y'a pas d'amour, même qu'il ne sort officiellement que quelques jours plus tard. Il sera peut-être disponible en magasin en Belgique (à quel prix ?) car ils ont changé de label (exit Bondage qui a encore gagné un procès contre un groupe, business is business). Vincent est tout fou dès le premier morceau mais il ne peut pas marcher au plafond qui est trop haut. Qu'importe. Le concert est sans surprise, presque identique à celui de Longwy. Les nouveaux morceaux sont assez simples à retenir. C'est la 19ième fois que je les vois et je bois évidemment des pintes avec eux, avant, pendant et après le concert, même après s'être fait pousser vers la sortie de la salle, une fois le concert terminé (sale manie en France).

Dimanche 23 janvier - Hardcore

Etonnant pour certains peut-être mais il m'arrive d'aller voir des concerts hardcore à Bruxelles. Ce dimanche 23, je retrouve Phill vers 18h au Spaceship où se déroule une matinée hardcore old school avec The Essentials (style Black Flag), No Reason Why (Anvers) et Right 4 Life (France). J'enrichis l'épicier du coin car la chope dans le bar de la salle est à 60 balles et ne paie pas les groupes.

Jeudi 27 janvier - Citizen Fish Fraction

J'attends avec impatience le 27 pour revoir La Fraction et Citizen Fish au Rockline à Lille. Avec Dud, Geof, Binam' et Izou en voiture, je retrouve là-bas pleins de monde, plus qu'au Peter. L'entrée est à 50 FF. A force de parler aux copains, j'ai l'impression d'avoir loupé le début du concert de La Fraction, c'est bête. Je reconnais la plupart des morceaux de leur album, de leur 45t et je note un nouveau morceau (Boris de Dave l'a aussi remarqué). Je remonte pour respirer et boire un peu (beaucoup, trop !) Citizen Fish (je me répète d'Aredje en Aredje), avec 3 ex-Subhumans, distille un véritable mélange punk et ska et joue aussi des morceaux de leurs 2 derniers albums, ceux que je préfère d'ailleurs (Active Ingredients et Thirst). Les disques de Citizen Fish et de Suhumans sont disponibles en VPC à l'adresse du label Bluurg (vous la trouverez sur www.citizenfish.com et sur les disques). J'ai encore quelques exemplaires dans notre VPC. Recommandé 5 étoiles. Juste après le concert, nous nous dépêchons de rentrer à Bruxelles. On échappe ainsi sans le savoir au gazage par un sorteur crétin (décidément). En restant à Lille, on aurait pu revoir les 2 mêmes groupes et Algolanie au Squat pour un concert improvisé (date off, un comble pour un vendredi), zut.

Samedi 29 janvier - Tournée de Noël Binamé-Igloo - fin ...

Terminus de la tournée de Noël. Binam' a fait le forcing au niveau du collage d'affiches. Tout le monde est débarrassé des ses problèmes de fin d'année, d'examen ou que sais-je. En tout cas, c'est la grand foule pour le concert. Contrairement au 20 ans des Slugs, ce n'est pas sold-out avant de commencer mais heureusement, je ne m'occupe que de mon stand et non des entrées et ses tracas. La salle est bourrée quand commence les Mambassa BB, toujours prêts. Je vends quelques exemplaires de leurs CD, un bon baromètre pour voir si ça a plu. Petite erreur stratégique, ils ne jouent pas Dans la forêt. Captain Igloo déboule sur scène comme dans leurs plus grandes heures, et c'est peut-être leur plus grande heure. Jo et Fabien se répondent mutuellement aux chants et les autres ne sont pas en reste. J'ai la vue gâchée par le poteau mais je remarque que ca remue bien dans la salle. Après le Dutronc, synonyme de place au Binamé, les 5 Igloo en remettent un couche avec re-Jupiler (ma bière) et re-Captain Igloo. René Binamé débute leur set vers 23h. Le concert est excellent, ça roule. Premier arrêt cassage de corde (ou pipi) d'R-Man. Smurf improvise un reggae et tout aussi improvisé, Geoffroy déboule pour chanter sur le morceau avec des paroles repiquées à Belgian Asociality, Jupiler Man. Le set de Noël au complet est joué puis Binam' invite les Captain Igloo pour un final classique mais non prévu : la reprise de Captain Igloo. Pas de chance, Jo et Jeff ne sont pas près de la scène (ou mangent du gâteau spatial, mystère). Qu'importe, le morceau est interprété avec le concours de voix extérieures. Je ne parle même pas de l'Internationale, du Père Duchesne, les 2 morceaux où Binam' vient chanter devant sa batterie. Le set est chaud dans tous les termes. Noir de monde aussi... La soirée animée par DJ Den démarre fort et continue tard. Vers 6h, les derniers survivants quittent le Magasin 4. Je m'écroule dans le sleeping du M4, terrassé par deux ultimes maitrank, peut-être aussi par les 20 ou 30 mazouts précédents.

MarCoR

Dans Aredje 49, Marcor vous racontera entre autres Kochise et Unhinged à La Zone, Binamé à Bordeaux, Toulouse, Lille, Braives, Lausanne et Couvin, Les Slugs à Ath, La Street Party et le dernier festival du Squat Boon à Lille, Pain, Oï Polloï, GBH et Subhumans à London.


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