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Menaces d'expulsion sur LaBiu (Bienne CH)
mis en ligne le 17-04-2008
Programme de Résistance !
Notre maison occupée au Wydenauweg 38 + 40 à Bienne, se trouve actuellement sur la parcelle d'une future autoroute. La construction de cette autoroute ne débutera pas avant 2011-2012, le projet étant encore en phase d'élaboration, il y a de fortes chances que cette échéance soit repoussée. Les propriétaires (les constructeurs de l'autoroute), veulent démolir pour construire des places de parking temporaires. Ce parking défigura le quartier, les voisins auront la vue sur une dalle de béton juxtaposée à leurs jardins collectifs. Ce n'est pas la première fois que des habitations sont détruites dans la ville pour permettre la construction de parking. Ce qu'il faut savoir, c'est que bienne ne manque pas de place de parking, les plus gros parking du centre ville sont vides !
Au delà d'un urbanisme massacré, la destruction de la maison et de son jardin entrainera la disparition d'un bistro, d'une friperie, d'une salle de concert et d'une bibliothèque gérée par ses utilisateurs/trices.
Depuis le début de l'occupation, le 4 juin 2007, nous avons ouvert les négociations avec les propriétaires, nous avons mené à terme une soixantaine de points de rénovation demandés (dont le toit, les cheminées, la plomberie, l'électricité, le réhaussement des fenêtres, etc) et certifiée, à notre charge, par des architectes, par la police du feu et par des éléctriciens indépendants. Tous ces travaux ont nécéssité plusieurs centaines d'heures de travail aux habitantEs et mobilisé des dizaines de personnes externe.
Le point sur le quel nous avons un désaccord porte sur le dédommagement financier que nous devons leur payer, soit 3'000 CHF (2'000€) le manque à gagner du parking par an. Nous sommes prêts à les payer, l'argent est disponible sur un compte, mais en contrepartie, nous demandons un contrat d'utilisation de la maison pour les 5 années à venir afin de ne pas payer et de se retrouver quand même à la rue.
Depuis cette revendication de notre part, les propriétaires souhaitent nous jeter dehors pour le 19 mai midi, sous prétexte que nous avons rompu la base de confiance (!).
La disparition de la maison signifirait la fin d'un lieu de vie et d'une culture alternative non commerciale, une perte importante pour une ville de 49'000 habitants.
Nous ne sommes pas prêts à laisser tomber les centaines de personnes croyant à notre projet, et qui participent directement ou indirectement à la vie du lieu.
C'est pourquoi nous organisons diverses manifestations en ville de Bienne.
24 Avril : Concert de soutient à la maison avec René Binamé + Récups, Prix Libre, 21h ! Cuisine populaire 19h.
26 Avril : La musique à la rue, divers artistes se produiront dans la rue afin de manifester contre la disparition d'une salle de concert, si t'as un groupe de musique viens avec! 14h
02 Mai : Concert de soutient à la maison avec Flieger + DJ, Prix Libre 21h ! Cuisine populaire 19h.
08 Mai : 20h Lecture publique au bistro de Hagen "Als der Kellner schoss", Cuisine populaire à 19h.
10 Mai : MANIFESTATION 14h place de la gare, pour la sauvegarde du lieu. Parade festive avec concert le soir en soutien, Prix Libre!
11 Mai : WorkShop blocage, viens découvrir ou nous apprendre comment des humains peuvent être un fabuleux moyen de ralentir, d'entraver ou de bloquer une évacuation.
13 Mai : Remise de la pétition de soutient pour le squat aux propriétaires devant diverses médias.
15 Mai : 20h Exposé sur les luttes en Amérique du sud (Argentine, Chili, Bolivie), Photos et films d'un camarade anarchiste. Cuisine populaire à 19h.
Nous avons également besoin de vos messages de soutient (quelques mots) que nous mettrons sur notre site www.labiu.ch afin de montrer la solidarité qu'il y a pour ce genre de lieu !
Nous avons également un sleepin pour accueillir les gens qui aimeraient venir à Bienne pour nous supporter physiquement.
Pour tout renseignements : wydenauweg [@] gmx.ch - LA BIU – Wydenauweg 38 + 40, 2503 Bienne
Festival Transformer
mis en ligne le 13-02-2008
Festival Transformer: projet de présentation
Du 4 au 12 avril 2008, un grain de folie du nom de Transformer prendra place à Bruxelles. Il s'agit d'un évènement dont le point de départ est une mise en jeu des identités et stéréotypes liés aux genres et aux sexualités, et tout ce qui en découle.
Plus précisément, c'est une tentative d'esquisser un cadre permettant de questionner, revendiquer, affirmer, affoler, pervertir, détourner, ruer dans les brancards des identités à travers différentes activités qui se dérouleront durant cette grosse semaine. Ces activités sont à mettre en lien avec d'autres types de catégorisations comme les races, âges, professions, hiérarchies sociales, codes vestimentaires...
Les normes, identités, catégories, appelons-les comme on le souhaite, sont parfois salutaires, mais peuvent également s'avérer frustrantes, oppressantes lorsqu'on ne s'y retrouve pas. Par exemple, on attend souvent de quelqu'un désigné comme femme ou comme homme qu'il ou elle se comporte de façon à confirmer qu'il s'agit bien d'un homme ou d'une femme. Il en va de même lorsqu'on est désigné comme hétérosexuel-le, homosexuel-le, comme étudiant-e, arabe, chomeur-euse, jeune, âgé-e, etc. Il est parfois difficile d'échapper à tout ça, et lorsqu'on est en groupe, au sein d'une communauté, en société, au sein des institutions créatrices de ces normes, l'ambigüité est rarement bien admise aux premiers abords.
Le festival Transformer sera donc un espace de liberté, de débats, d'expression et d'émancipation par rapport aux clichés, stéréotypes, habitudes, modes qui nous influencent. Tout le monde y a sa place, sans considération de genre, sexualité, race, fortune, dress-code…
Les activités qui s'y dérouleront seront accessibles gratuitement ou à prix libre. Elles sont non-exhaustive car si tu as des choses à proposer, des idées, des envies, n'hésites pas à les mettre en place lors du festival.
Concrètement, le festival sera axé autour d'ateliers de création (vidéo, sérigraphie, iconographie, couture, drag queen/king, etc...), de discussions, écritures, lectures sur des thèmes variés, le tout en un lieu central. Ce lieu servira aussi d'accueil où se tiendront des expositions, des performances, une info-kiosque alternative, des repas, de l'information sur les MST, et tout ce que tu as envie d'y faire, d'y partager. Si tu viens de loin, on t'indiquera comment te loger, mais il est préférable d'envoyer un petit mail quelques jours avant ton arrivée.
D'autres activités telles que des fêtes, une scène slam, un cabaret, des projections cinématographiques, des performances, de folles déambulations et plein d'autres choses seront parsemées dans différents endroits de Bruxelles.
Le festival sera réussi si tu n'y prend pas une posture de « client-e » mais que tu considères que ta présence et ta participation au festival de quelque façon que ce soit font la particularité de celui-ci. Dès lors, n'hésites pas à venir avec tes idées, tes projets, tes envies, etc.
N'hésites pas à envoyer un mail si tu veux être tenu-e au courant, proposer des choses à l'avance, etc...
Contact: queerbxl {arobase} gmail.com
Site web: www.electrastar.be
La maison de paille menacée
mis en ligne le 08-11-2007
Résistance! (le collectif Straw d'la Bale)
LA MAISON DE PAILLE MENACEE
La Municipalité de Lausanne rompt la trêve et donne un ultimatum de 20 jours pour démolir la maison autonome et écologique, dont la construction a débuté le 24 août sous l'avenue César-Roux.
En cas de refus de démolir, le syndic Brélaz annonce déjà l'évacuation forcée. La municipalité fait miroiter la promesse d'un autre terrain, mais refuse que la maison actuelle soit habitée, même de manière transitoire.
Les occupant-e-s refusent ce chantage, car ne pas habiter viderait le projet de son sens: en tant que solution de logement pour une partie du collectif, et en tant qu'expérience vivante. Nous nous sommes engagés à partir dès l'obtention d'un autre terrain pour y construire une maison en paille plus aboutie pour une vingtaine de personnes.
Tout soutien est bienvenu, en particulier pour participer au chantier et aux différentes actions et activités prévues. D'autres formes de soutien sont bienvenues: envoyer un courrier des lecteurs aux journaux, en parler autour de vous ou tout simplement passer et échanger infos et arguments.
PROGRAMME DES ACTIVITES à la maison de paille, av. César-Roux 30bis, Lausanne
Discussion sur le thème "Organiser l'autoconstruction":
Plusieurs initiatives commencent à émerger dans la région, créant des associations de construction écologique, diffusion de savoir et aide à l'autoconstruction. Construction de maisons, toilettes sèches, phyto-épuration... Dans le domaine du solaire thermique, l'association Sebasol organise depuis plus de 10 ans l'autoconstruction d'installations performantes et coordonne maintenant un réseau d'artisans.
A l'heure où les crises énergétique et climatique commencent, l'autoconstruction et les techniques écologiques accessibles semblent indispensables pour amorcer la décroissance économique tout en gagnant enfin une certaine dignité à travers l'autonomie. Toutefois les freins légaux sont nombreux et les démarches participatives indépendantes peu reconnues.
Dans le sillage de l'autoconstruction sauvage qui a commencé cet été à Lausanne, comment peut-on mettre en réseau ces expériences au niveau régional? Profiter de l'expérience accumulée par les uns pour aider les autres à développer leurs alternatives? Réseau de construction en paille? Chantiers participatifs? Soutien à des démarches de lutte pour le logement?
Le collectif Straw d'la Bale vous invite, avec des membres de différents collectifs, à venir partager vos expériences et projets, exprimer vos propositions, vos envies, votre enthousiasme lors d'une discussion ouverte le dimanche 11 novembre à 15h, à la Maison de paille à l'avenue César-Roux 30 bis (derrière le bâtiment de l'Espace Autogéré /ex-dolcevita)
Faites passer l'info!
Squat à Genève
mis en ligne le 11-09-2007
PLATEFORME DE SOUTIEN
Réagissant à la vague de répression qui s'est traduite brutalement, ces derniers mois, par l'expulsion et la destruction de la maison Blardone (bd. St Georges), puis dernièrement par les expulsions des squats de la Tour et de Rhino - jetant leurs habitant-e-s à la rue alors que sévit une crise du logement sans précédent, mais faisant aussi disparaître les différentes activités collectives qu'ils abritaient - nous affirmons notre désaccord face à la tentative d'aseptisation de Genève. Nous nous opposons à ce nettoyage politique, social et culturel qui tente de déplacer les quartiers populaires en périphérie et d'imposer un centre ville se limitant à offrir des logements de luxe pour des privilégiés et une vitrine impeccable de consommation destinée aux clients des banques et des bars-lounge. Nous appelons au contraire à préserver des espaces proposant la construction d'alternatives, d'autres modes d'habitat, de vie, d'échanges et de créativité.
Nous manifestons notre inquiétude face à la menace imminente pesant aujourd'hui sur plusieurs maisons occupées, tels que l'immeuble de l'Arquebuse, les Tulipiers et Artamis. L'Etat, par la voix de son procureur Daniel Zappelli, a déjà annoncé sa volonté d'aller jusqu'au bout de cette logique d'éradication des squats. Nous nous opposons à la poursuite de ce « nettoyage » et affirmons notre soutien aux habitants et aux autres personnes investies dans ces lieux.
Nous soutenons enfin les initiatives visant à ouvrir, dans des lieux vides et laissés à l'abandon, de nouveaux espaces d'habitat, d'expérimentations, d'échanges et d'apprentissages pouvant abriter les personnes et les activités qui, mises à la rue, n'ont aujourd'hui plus de toit: la crèche autogérée, la bibliothèque-infokiosque, les divers ateliers, la scène de la Cave 12, ainsi que les différentes propositions culturelles et sociales qui verront le jour demain. Il est essentiel que subsistent ces espaces d'autonomie et de différences qui, depuis plusieurs décennies à Genève, perpétuent un savoir-faire collectif et représentent autant d'îlots de résistance à la logique marchande et à l'uniformisation du quotidien.
Lettre ouverte au peuple de Genève, aux autorités et aux médias,
Alors qu'on cherche à discréditer et réprimer de façon de plus en plus violente les squatteurs, nous pensons qu'il est urgent d'intervenir. Face à l’avalanche de bêtises qui se disent sur les squats et l’immobilier à Genève, nous devons prendre position aux côtés des jeunes squatteurs, assez courageux pour poser le problème social aigu du logement et de la spéculation immobilière avec leur mouvement des occupations des locaux commerciaux laissés vides, et combattre l’escalade des violences policières.
On ose dire que les squats ne se justifient plus puisqu’il « n’y a plus de spéculation ». Avec moins de 0,2 % de logements disponibles, les spéculateurs nous tiennent tous … par le cou. Malgré les freins légaux, les loyers ont augmenté de 55% depuis 1990. Il y a des gens qui vivent dans des caravanes ou des yourtes, d’autres qui payent des sommes exorbitantes à des chasseurs d’appartements. Et évidemment, les jeunes (qu’un rapport fédéral vient d’identifier comme le secteur le plus appauvri) sont les plus acculés à ce mur.
Pas de spéculation ? C’était dans les années nonante, quand la dernière bulle avait éclaté, que la spéculation s’était un peu calmée. Maintenant, « le marché » repart de plus belle (l’immeuble occupé Bvd J. Dalcroze a presque quadruplé de prix en moins de quatre ans !). Les véritables parasites nous démontrent une fois de plus leur incapacité foncière de résoudre ce problème social. C’est simple : si les espaces à construire sont limités, l’augmentation du nombre « d’investisseurs » ne vont pas multiplier les terres à bâtir ! Non, ceux-là ne vont que faire monter le prix final du logement. C’est pourquoi cela nous est utile à tous, si les squatteurs découragent un peu la spéculation. Et si, par leur action, ils empêchent au moins quelques immeubles d’être convertis en articles de luxe, c’est déjà ça de gagné. Pour les riches, il y a déjà assez de place !
Il faudrait que les autorités interviennent, par exemple pour contrôler les prix - ou mieux encore - pour municipaliser le sol. Dans l’immédiat, ils pourraient offrir des contrats de confiance aux squatteurs, mettre à disposition leurs terrains pour des coopératives (au lieu de les fourguer au privé) et appliquer enfin la loi qui permet de réaffecter au logement les immeubles vides convertis en bureaux, en suivant ainsi l’exemple des squatteurs !
Au lieu de cela, M. Moutinot, ancien responsable de l’ASLOCA, préfère appliquer la « loi » de la tolérance zéro, celle d’une droite qui lorgne vers son extrême. Et même, M. Moutinot, ancien militant des droits de l’homme, permet à sa police de lancer des gaz dans une salle de 200 personnes, au risque de provoquer un drame, plutôt que de laisser les squatteurs en place, ne serait-ce que quelques heures. Même les responsables de droite avaient eu une attitude plus … responsable.
Visiblement, M. Zappelli et la droite dure pensent avoir intérêt à provoquer l’affrontement et une escalade de violence. Ils cherchent à stigmatiser des secteurs entiers de la population, à nous diviser. Les squatteurs seraient des parasites, tout comme les chômeurs, les fonctionnaires, les étrangers, les bénéficiaires de l’assistance ou de l’AI. C’est dans l’air brunâtre du temps. Et un Conseil d’Etat « de gauche » laisse faire !
Nous appelons au contraire à une réaction solidaire. Voilà trente ans que les squats contribuent à la lutte contre la spéculation et à la préservation des espaces de vie populaire à Genève. Ensemble, avec les mouvements de locataires, ils ont sauvé tout le quartier des Grottes et l’Ilot 13 ; ils ont préservé des logements abordables et des espaces verts à la Servette, à St Gervais, aux Pâquis, etc. Ils ont été à l’origine d’espaces culturels comme l’Usine, le Grütli et Rhino. Enfin ils ont inspiré des lois de protection des locataires. Aujourd’hui, ils soulèvent de nouveau le scandale des hectares de bureaux vides, en invitant chacun à se mobiliser à sa façon. Une fois de plus, ce sont les squatteurs qui osent contester aux propriétaires le droit de décider seuls comment l'espace de notre ville doit être utilisé et comment on va pouvoir y vivre. Que les locataires et leurs organisations, que la gauche, et tout simplement les gens de bonne volonté y répondent et exigent de nos autorités des actes concrets et positifs face à ce problème social urgent, à la place de ce déni violent !
C’est pourquoi nous vous invitons à signer cette lettre ouverte et la plate-forme des squatteurs ci-dessous et à nous rejoindre pour soutenir leur prochaine action.
Des ex-squatteurs, des locataires, des habitants solidaires de Genève.
Genève 9 septembre 2007
Premiers signataires: Gerald Fioretta, Olivier de Marcellus, Brigitte Studer, Philippe Sauvin, Nicolas Wirz, Jorge Urtasun, Massimo Usel
Renvoyer au plus vite vos signatures par email à l’adresse : elviejo@greenmail.ch ou par fax au 022/734.74.64
Squat à Genève
mis en ligne le 11-09-2007
PLATEFORME DE SOUTIEN
Réagissant à la vague de répression qui s'est traduite brutalement, ces derniers mois, par l'expulsion et la destruction de la maison Blardone (bd. St Georges), puis dernièrement par les expulsions des squats de la Tour et de Rhino - jetant leurs habitant-e-s à la rue alors que sévit une crise du logement sans précédent, mais faisant aussi disparaître les différentes activités collectives qu'ils abritaient - nous affirmons notre désaccord face à la tentative d'aseptisation de Genève. Nous nous opposons à ce nettoyage politique, social et culturel qui tente de déplacer les quartiers populaires en périphérie et d'imposer un centre ville se limitant à offrir des logements de luxe pour des privilégiés et une vitrine impeccable de consommation destinée aux clients des banques et des bars-lounge. Nous appelons au contraire à préserver des espaces proposant la construction d'alternatives, d'autres modes d'habitat, de vie, d'échanges et de créativité.
Nous manifestons notre inquiétude face à la menace imminente pesant aujourd'hui sur plusieurs maisons occupées, tels que l'immeuble de l'Arquebuse, les Tulipiers et Artamis. L'Etat, par la voix de son procureur Daniel Zappelli, a déjà annoncé sa volonté d'aller jusqu'au bout de cette logique d'éradication des squats. Nous nous opposons à la poursuite de ce « nettoyage » et affirmons notre soutien aux habitants et aux autres personnes investies dans ces lieux.
Nous soutenons enfin les initiatives visant à ouvrir, dans des lieux vides et laissés à l'abandon, de nouveaux espaces d'habitat, d'expérimentations, d'échanges et d'apprentissages pouvant abriter les personnes et les activités qui, mises à la rue, n'ont aujourd'hui plus de toit: la crèche autogérée, la bibliothèque-infokiosque, les divers ateliers, la scène de la Cave 12, ainsi que les différentes propositions culturelles et sociales qui verront le jour demain. Il est essentiel que subsistent ces espaces d'autonomie et de différences qui, depuis plusieurs décennies à Genève, perpétuent un savoir-faire collectif et représentent autant d'îlots de résistance à la logique marchande et à l'uniformisation du quotidien.
Lettre ouverte au peuple de Genève, aux autorités et aux médias,
Alors qu'on cherche à discréditer et réprimer de façon de plus en plus violente les squatteurs, nous pensons qu'il est urgent d'intervenir. Face à l’avalanche de bêtises qui se disent sur les squats et l’immobilier à Genève, nous devons prendre position aux côtés des jeunes squatteurs, assez courageux pour poser le problème social aigu du logement et de la spéculation immobilière avec leur mouvement des occupations des locaux commerciaux laissés vides, et combattre l’escalade des violences policières.
On ose dire que les squats ne se justifient plus puisqu’il « n’y a plus de spéculation ». Avec moins de 0,2 % de logements disponibles, les spéculateurs nous tiennent tous … par le cou. Malgré les freins légaux, les loyers ont augmenté de 55% depuis 1990. Il y a des gens qui vivent dans des caravanes ou des yourtes, d’autres qui payent des sommes exorbitantes à des chasseurs d’appartements. Et évidemment, les jeunes (qu’un rapport fédéral vient d’identifier comme le secteur le plus appauvri) sont les plus acculés à ce mur.
Pas de spéculation ? C’était dans les années nonante, quand la dernière bulle avait éclaté, que la spéculation s’était un peu calmée. Maintenant, « le marché » repart de plus belle (l’immeuble occupé Bvd J. Dalcroze a presque quadruplé de prix en moins de quatre ans !). Les véritables parasites nous démontrent une fois de plus leur incapacité foncière de résoudre ce problème social. C’est simple : si les espaces à construire sont limités, l’augmentation du nombre « d’investisseurs » ne vont pas multiplier les terres à bâtir ! Non, ceux-là ne vont que faire monter le prix final du logement. C’est pourquoi cela nous est utile à tous, si les squatteurs découragent un peu la spéculation. Et si, par leur action, ils empêchent au moins quelques immeubles d’être convertis en articles de luxe, c’est déjà ça de gagné. Pour les riches, il y a déjà assez de place !
Il faudrait que les autorités interviennent, par exemple pour contrôler les prix - ou mieux encore - pour municipaliser le sol. Dans l’immédiat, ils pourraient offrir des contrats de confiance aux squatteurs, mettre à disposition leurs terrains pour des coopératives (au lieu de les fourguer au privé) et appliquer enfin la loi qui permet de réaffecter au logement les immeubles vides convertis en bureaux, en suivant ainsi l’exemple des squatteurs !
Au lieu de cela, M. Moutinot, ancien responsable de l’ASLOCA, préfère appliquer la « loi » de la tolérance zéro, celle d’une droite qui lorgne vers son extrême. Et même, M. Moutinot, ancien militant des droits de l’homme, permet à sa police de lancer des gaz dans une salle de 200 personnes, au risque de provoquer un drame, plutôt que de laisser les squatteurs en place, ne serait-ce que quelques heures. Même les responsables de droite avaient eu une attitude plus … responsable.
Visiblement, M. Zappelli et la droite dure pensent avoir intérêt à provoquer l’affrontement et une escalade de violence. Ils cherchent à stigmatiser des secteurs entiers de la population, à nous diviser. Les squatteurs seraient des parasites, tout comme les chômeurs, les fonctionnaires, les étrangers, les bénéficiaires de l’assistance ou de l’AI. C’est dans l’air brunâtre du temps. Et un Conseil d’Etat « de gauche » laisse faire !
Nous appelons au contraire à une réaction solidaire. Voilà trente ans que les squats contribuent à la lutte contre la spéculation et à la préservation des espaces de vie populaire à Genève. Ensemble, avec les mouvements de locataires, ils ont sauvé tout le quartier des Grottes et l’Ilot 13 ; ils ont préservé des logements abordables et des espaces verts à la Servette, à St Gervais, aux Pâquis, etc. Ils ont été à l’origine d’espaces culturels comme l’Usine, le Grütli et Rhino. Enfin ils ont inspiré des lois de protection des locataires. Aujourd’hui, ils soulèvent de nouveau le scandale des hectares de bureaux vides, en invitant chacun à se mobiliser à sa façon. Une fois de plus, ce sont les squatteurs qui osent contester aux propriétaires le droit de décider seuls comment l'espace de notre ville doit être utilisé et comment on va pouvoir y vivre. Que les locataires et leurs organisations, que la gauche, et tout simplement les gens de bonne volonté y répondent et exigent de nos autorités des actes concrets et positifs face à ce problème social urgent, à la place de ce déni violent !
C’est pourquoi nous vous invitons à signer cette lettre ouverte et la plate-forme des squatteurs ci-dessous et à nous rejoindre pour soutenir leur prochaine action.
Des ex-squatteurs, des locataires, des habitants solidaires de Genève.
Genève 9 septembre 2007
Premiers signataires: Gerald Fioretta, Olivier de Marcellus, Brigitte Studer, Philippe Sauvin, Nicolas Wirz, Jorge Urtasun, Massimo Usel
Renvoyer au plus vite vos signatures par email à l’adresse : elviejo@greenmail.ch ou par fax au 022/734.74.64
Genève : évacuation du squat de la tour !
mis en ligne le 12-07-2007
La tour, c'est peu dire qu'on l'aime bien, on y a joué plein de fois, on y est passé encore plus, on y a des amiEs et d'autres y ont habités, il y a l'infokiosque. Avec la tour, c'est tout un pan de l'histoire des Binamé qui est menacé, ça fait mélo, pourtant ce n'est que pur constat.
Voici le communiqué de l'infokiosque de la Tour
Ce mardi matin à dix heure du matin les flics ont investi le squat de la tour, le pretexte est ....un contrôle d'identité !?
Nous l'avions déjà vu chez georges (squat évacué à la fin de l'année dèrnière, dans le quarier de la jonction) et voilà que les flics et le pouvoir applique leur nouvelle méthode pour nous évacuer.
Le squat de la tour a été réoccupé en décembre 2001 (après une première occupation de 8 ans). Dés le début c'est non seulement un lieu de vie, mais aussi un lieu avec beaucoup d'activités et de passage.
Il y a entre autre, une crêche autogérée, une salle de concert, un local de répétition, un studio d'enregistrement,un local photo, une salle polivalente( sport, théatre, projections, danse, friperie permanente), un infokiosk, un sleeping pour les gens de passage, et récement un atelier de sérigraphie...
Depuis la fin de l'année dernière le nouveau propriétaire, veut récupérer l'immeuble pour le rénover et pouvoir se faire du fric avec. Les habitantEs, évidemnent n'ayant pas envie de partir, il va voir les flics et demande une procédure d'évacuation. Mais depuis le jugement en faveur de rhino, c'est pluis compliqué d'vacuer les squat, en tout cas cela peut prendre beaucoup de temps en bataille jurique, et le procureur de la république, zappelli, c'est déjà fait débouter et remettre à sa place et par un tribunal et par les autres instances politiques. Qu'a cela ne tienne, il suffit d'essayer de nouvelles méthodes, pour criminaliser les habitantEs et pour évacuer.
La première de ces méthodes, consiste à faire une décente dans une maison et d'inculper ceux/celles qui s'y trouvent de violation de domicile, la deuxième fois c'est récidive et donc une condamnation, ce qui peut décourager fortement de rentrer chez soi !
La méthode qui se confirme aujourd'hui consiste à faire une décente , d'embarquer les habitantEs pour un contrôle d'identité(qui finira surement avec une inculpation de violation de domicile!), pendant ce temps le proprio vient avec un huissier de justice et fait constater que sa maison est vide et la récupère en la faisant protéger par des grilles et surveiller par des vigiles. Tout cela sous bonne protection policière en tenu anti émeute.
Officiellement le discours et rodé: Ce n'est pas une évacuation, c'est un contrôle d'identité, comme la maison est vide le propriétaire est venu récupérer sa maison qui est vide et les policiers sont là car il y a un rassemblement non autorisé.
On rappelle que plusieurEs maisons sont dans la même situation que la tour, la plus connues étant rhino, pour laquelle de sérieuse menace sont la pour les prochains jours. Mais ce n'est pas la seule et si une intervention à rhino risque de faire du bruit pour d'autres maison cela peut passer complètement innaperçues.
Tenons nous informé et mobilisé une réponse active est nécessaire vite.
Subhumans
mis en ligne le 15-06-2007
Subhumans au Magasin 4 avec Les Slugs, ça méritait bien que Marcor mouille sa chemise pour nous pondre une présentation, une bio, de quoi nous mettre l'eau à la bouche.
Il l'a fait. C'est ici...
Dijon - Tanneries - Résistance
mis en ligne le 23-05-2007
Appel des habitants du village de tentes
mis en ligne le 25-04-2007
Nous nous adressons à tous ceux qui veulent utiliser ce campus comme espace de vie, observer l’espace désagrégé de l’université qui ne constitue plus qu’un des multiples lieux de passage de notre quotidien, faire de la place dans le désert.
« Habiter, c’était demeurer dans ses propres traces, laisser la vie quotidienne écrire les réseaux et les articulations de sa biographie dans le paysage. » (Ivan Illich, L’art d’habiter.)
Désormais, il n’y a rien à habiter.
Nulle part ne subsistent nos traces.
L’espace dans lequel nous vivons nous est étranger.
Nous nous retrouvons enlisés dans des dispositifs urbains qui nous dépassent et nous précèdent toujours déjà, que nous digérons, assimilons, intégrons, incorporons, transpirons.
Tous les angles sont droits, il n’y a plus d’angles morts.
Où sont les espaces libres ?
Nulle part ne se trouvent les conditions d’une vie librement construite et organisée.
Au-delà de ce qui nous est permis de faire, nous avons décidé de nous engager dans la voie des possibles : en lieu et place d’attendre un espace de vie qui nous soit octroyé par quelque autorité extérieure, nous avons décidé d’en occuper un, ici et maintenant, une « pelouse de tantes ».
Quel espace pour le politique dans ce qui est déterminé par une
politique de l’espace ?
Nous voulons expérimenter les possibles de la vie en commun. Réfléchir et critiquer l’espace, le pouvoir, les flux qui nous traversent. Déjouer les décors d’un urbanisme soumis à la tyrannie de l’efficacité. Nourrir la discussion sur la politique de l’espace et la politique dans l’espace.
Tout le monde peut prendre part à la vie du village car quand on entre dans le village, on laisse au vestiaire son statut, ses cartes de membres et ses certitudes.
Outre qu’on y mange et qu’on y dorme, Les habitants ont moult initiatives…
On y trouve une bibliothèque, des ateliers de lecture...
On y visionne films et documents…
On y chante, danse, fait de la musique et du théâtre...
On y échange, partage, s’exprime, discute, élabore, fabrique…
Dans cet espace temporaire et autogéré, les personnes, leur parole et leurs idées sont présentes et considérées également.
Quelques thèmes particuliers ont déjà été évoqués.
Critique de l’espace quotidien
• « L’espace dans lequel nous vivons, où se déroule précisément l’érosion de notre vie, de notre temps et de notre histoire, par lequel nous sommes attirés hors de nous-mêmes, cet espace qui nous ronge et nous ravine est en lui-même aussi un espace hétérogène. »
• Il n’y a pas d’espace neutre.
Ce qui nous entoure est la continuation d’une construction séculaire qui participe toujours de l’idéologie dominante d’un temps et, de ses intérêts propres.
Tout comme les boulevards hausmanniens engagent l’efficacité militaire, nos métropoles actuelles canalisent la circulation des flux, qu’il s’agisse d’hommes ou de biens matériels et immatériels.
• « L’espace social n’est pas une chose parmi les choses, un produit quelconque parmi les produits, il enveloppe les choses produites. Il résulte d’une suite et d’un ensemble d’opération et ne peut se réduire à un simple objet. Effet d’actions passées, il permet des actions, en suggère, en interdit. »
La question des structures du pouvoir et des rôles
Afin d’enrichir notre expérience de la vie en commun : mener une réflexion sur les mécanismes de pouvoir, les structures d’organisation, les processus de groupe, où seraient mis en question les phénomènes de pouvoir formel et réel.
L’université-entreprise mise à nu
Nous voulons inviter des personnes qui travaillent à l’ULB, qu’elles soient employées par l’université ou par des entreprises de sous-traitance, pour parler avec elles du travail, de ce qu’il représente, de la façon dont il envahit et quadrille nos vies…
Questionner avec elles, l’utilité du travail, les conditions de travail, les mécanismes de résistance et les marges de manœuvres que le travail laisse à ceux qui en supportent la charge.
Nous voudrions par exemple inviter des appariteurs, qui sont confrontés quotidiennement à l’escalade sécuritaire sur le campus, à venir partager avec nous leur expérience à propos de la sécurité et de la réalité de leur travail.
Le calendrier des ateliers s’enrichira quotidiennement au gré des envies et initiatives des habitants et sera rendu public par affichage.
Nous invitons les personnes qui désirent occuper l’espace que nous ouvrons, qui ont envie de partager cette expérience avec nous, d’échanger au sujet des questions qui nous occupent ou qui, simplement, veulent se poser un instant, partager un moment de vie, à venir habiter le village de tentes.
Ce que nous habitons nous habite.
Il nous est dès lors impossible d’y rester indifférent.
Nous voulons créer un espace d’illusions
Qui dénonce comme plus illusoire encore tout l’espace réel,
Tous les emplacements à l’intérieur desquels la vie humaine est cloisonnée.
Une sorte de lieu qui soit hors de tout espace déjà conçu.
Des habitants du village.
Contacts : village@no-log.org
LE DIY OU LA MORT
mis en ligne le 19-04-2007
La fédération Anarchopunk a sorti une compilation deux CDs avec 40 groupes et un livret A4 de 64 pages avec des pages de présentation de chaque groupe et un long texte sur l'histoire du mouvement anarchopunk en France. Cette double compilation accompagnée d'une affiche est au prix de 8 euros.
Voici la playlist :
Un pavé dans l'urne
mis en ligne le 08-02-2007
Sur le site de la Fédération Anarchopunk
A l'approche d'un nouveau tour de manége présidentiel il nous a semblé pertinent de rassembler quelques morceaux et quelques textes de groupes de punks francophones sur le thème du vote et des éléctions. Les choses sont très simples : nous sommes contre la délégation de pouvoir et nous n'acceptons aucun compromis avec les pourris qui nous gouvernent.
Dans ce dossier .zip à télécharger (70 mega) vous trouverez 14 morceaux à graver, un livret A5 à imprimer et une pochette a assembler pour mettre le CD dedans. Bonne écoute et bonne lecture ! (faites un clic droit sur l'image pour enregistrer le fichier compressé)
track list :
DEKONTROL MENTAL (politiquement punk)
FOETUS PARTY (les ruffians)
RENE BINAME (quelques mots sur le cirque électoral)
PEKATRALATAK (no vote - nouvelle version)
URBAN BLIGHT (ça se saurait)
BRIGITTE BOP (votez pour moi)
HEXAZONE (désobéissance civile)
GRAYHOUND (politikverdrossenheit)
URBAN BLIGHT (nouveaux clowns)
KOCHISE (vote)
WAQ (combat)
AFFLICTION (à cours d'explosif)
LA SOCIETE A MAUVAISE HALEINE (allez voter)
ESCAPE (moutons)
Folklore flamand ... rude et beau !
mis en ligne le 09-01-2007
"Autrefois, le lundi perdu (le lundi qui suit l'épiphanie), les habitants pauvres et les valets de ferme descendaient de leur bruyère vers le village en une espèce de cortège de protestation pour réclamer les miettes des tables bien garnies des riches.
Ils arrivaient en groupes de trois. Le premier, qui représentait le personnage sous-alimenté de hanske, était couché dans une brouette et portait une peau de lapin noire sur la tête. Le deuxième poussait la brouette. Quant au troisième, il frappait les pavés à l'aide d'une chaîne et jouait d'un instrument bizarre appelé le "hans". cet instrument était constitué d'un sabot dont la semelle avait été sciée avant d'être maintenue en place par des lanières. A cette semelle était attachée une ficelle.
En tirant sur cette ficelle, on faisait claquer le hans dans le but d'attirer l'attention des villageois en fête et d'obtenir d'eux un peu de nourriture, un morceau de jambon, une saucisse, des pieds de porcs ou une côtelette que l'on allait ensuite consommer dans l'un ou l'autre café.
Cette coutume porte le nom de "hanske knap"
Communiqué de Medef inna Babylone
mis en ligne le 12-12-2006
Cher-e-s actionnair-e-s,
Il existe une philosophie bouddhiste qui se base sur la justesse des choses. Ainsi, le moine tentera d'économiser ses paroles, en utilisant les "mots justes". Une fois cela accompli, il économisera ses actions, en se focalisant sur "les actions justes". Mais le moine, en décembre, il économisera ses deniers en se basant sur les écrits publicitaires, afin d'effectuer "les achats justes" de Noël, seul moment de l'année où l'on semble se réjouir que cela sente le sapin.
Les autorités de la ville de Toulouse, quand à elles, ont une vision toute singulière de la sagesse du moine et de la justesse des choses. Ainsi, en guise de mots justes, elle cracha son discours sécuritaire, benoîtement répété par les médias locaux. Ayant ainsi donné vie médiatique à "la marginalité agressive" (sic), pour toute action juste, elle créa la Brigade Anti-Marginalité (BAM). Et somme il fallait une juste cause à cette dernière, ainsi fallut-il expulser par deux fois en un mois le Clandé, en faisant une boucle par le Couvent, tous deux squats toulousains, vider le Marché aux puces de St Sernin de ses petits vendeurs et promulguer avant l'hiver un arrêté anti-camping. L'appetit venant en mangeant (ou en se gavant, c'est selon paraît-il), l'expulsion des derniers squats de la ville est d'ores et déjà prévu pour cet hiver.
BAM BAM BAM, trois coups de feu autoritaires pour mettre à mort les lieux autogérés.
En attendant, Medef inna Babylone vont prendre un peu la route, Toulouse, puis direction le nord, afin de voir si les gens de là-bas ont entendu l'écho de la déflagration.
Investissez juste!
Medef Inna Babylone.
C'est dans les révolutions qu'on se rue.
mis en ligne le 21-11-2006
Hé bien ! La guerre. (Choderlos de Laclos)
Schaerbeek, octobre 2006.
Depuis le printemps, le vent des insurrections s'est remis à souffler sur nos contrées. Il a fait germer sur ma terrasse, entre deux carrelages, une plante violette venue de nulle part. Sur ce coup-là, je serais pas étonnée que ce soit une manipulation génétique de ces pirates des villes, ceux qui plantent des boulettes de terre sur les murs, dans les derniers interstices de liberté.
Ma plante, elle ressemble à un arbre pour les papillons et elle demande l'autorisation à personne. Tout à coup elle s'est disséminée dans mon quartier, partout où le terrain vague a encore droit de cité. Et puis aussi aux alentours des gares où ne transitent pas les hommes d'affaires. Le plus étonnant, c'est que ce lilas sauvage se garde de pousser dans les communes plus cossues. Vous savez, celles où on achète des pots pour mettre les fleurs dedans.
Depuis un certain temps, le vent des insurrections s'est remis à souffler. Depuis un certain temps on s'est remis à respirer. On a le coeur léger. Tout à coup ces gens qu'on côtoyait depuis des années vous sourient et on a envie de parler à tout le
monde.
On a ouvert la porte de sa maison bleue et on sort dans la rue. Parce que c'est là que ça se passe. Parce que la rue c'est le dernier endroit qui nous reste. Parce que c'est là l'enjeu.
Et aussi, confusément, on sait qu'il est dans la rue le secret. Même qu'ils ne sont pas arrivés à nous le cacher entièrement, parce que nos parents nous ont raconté. Comment c'était quand, dans la rue, il n'y avait pas que les marchandises qui avaient le droit de circuler librement. Et que même, avant quand il y avait les révolutions, c'est dans la rue qu'on les faisait.
Mais maintenant qu'on fabrique même nos rêves on nous a supprimé les révolutions. C'est dangereux et ça fait des taches sur les murs. Alors on n'a plus le droit d'en rêver.
Même que peut-être que plus qu'on ne croit continuent à en rêver en cachette. On en rigole tout haut parce qu'on sait bien que c'est interdit, on sait bien que les révolutions c'était avant. Je le sais, que les révolutions ça ne change rien.
Et pourtant, cette réunion de veille de Street Party pourrait peut-être bien constituer, sans qu'on le sache encore, une page de notre Histoire. A quarante assis au fond d'une cave obscure, nous nous donnons des airs de conspirateurs de début de siècle.
Enfin, on s'en va dormir. Mais dorénavant on n'est plus tout seuls. Le lendemain, nous nous retrouvons dans un ancien Ministère de la Fonction Publique déserté à présent, comme tout ce qui est public. Et nous nous parons de nos déguisements de fête afin de ne pas être identifiés, puisque tout rassemblement où circulent les marchandises est désormais interdit.. Entre-temps, les autopompes stationnent déjà devant la porte.
C'est l'heure de nous acheminer aux Portes de la ville. Ils sont tous là. Fidèles au rendez-vous. Les faiseuses de crêpes ambulantes avec leur cuisine à rire, le gitan souffleur avec son chaman du tapan, le cycliste siffleur qui cherchait son saxophone sur les murs, un chevelu avec un chapeau, le gars à la casquette qui parle avec les yeux, et puis surtout qui écrit. Il y a encore une organisatrice qui cache un bébé sous son gros pull, plein de jeunes qui n'ont pas attendu la sonnerie de l'école pour découvrir la vie, le crollu qui parlait de Proudhon, une jolie sorcière aux cheveux de laine, des alternatifs en sac à dos, une samba au sifflet et enfin une femme-léopard et ces filles merveilleuses qui tournoient dans les airs avec des rubans
Le pire ennemi dans un monde organisé c'est la liberté. C'est une plante vivace qui n'a jamais connu de loi. Une bande de jeunes qui refusent de travailler dans l'échiquier quadrillé. Qui ne s'en vont pas donner leur voix à des constructeurs de tentacules. Qui marchent hors de la rivière. Ceux-là si on les laisse faire ils vont libérer la ville. Peut-être demain une marée de fonctionnaires sortiront hagards des bureaux pour s'asseoir dans les parcs. On peut toujours rêver
Mais rassurez-vous ça n'arrivera pas. Déjà le dispositif est mis en place pour étouffer tout ce qui bouge sans autorisation. Un dispositif musclé et casqué. Un de ceux qui jusqu'alors ne se déployaient que lors des sommets internationaux. Déjà ça sent le soufre.
C'est pas grave. Nous on s'était réunis pour faire la fête. Ben s'ils n'en veulent pas de la fête ce sera autre chose. Et on n'a peur de rien depuis que même Jésus est de notre côté. Il porte des dread locks et c'est lui qui conduit le camion des rappeurs.
Et qui mieux que celui qui porte le nom de cet esclave qui s'est libéré de ses chaînes, pour mettre le feu aux poudres ? C'est Mr Spartako en personne qui donne le coup d'envoi de la Street. Maître et esclave il faut que tous meurent. En attendant, pour avoir vécu ce moment on est fier d'être en vie. Et on s'apprête à monter la rue de la Victoire.
C'était oublier qu'en cette veille de scrutin tout sera mis en oeuvre pour que pas un n'entende parler de ces allumés qui avaient décidé de réveiller le monde. Vingt mètres plus loin c'est le barrage policier. Tandis que son mises à disposition des bombes de peinture et que notre Jésus de Babylone enrubanne la rue de papier cellophane, les accordéons oscillent entre Valse Triste et Mal Aimable.
Mais voilà que le cordon des Censeurs se déplace. Finalement, ce ne sera pas la Victoire ce sera Waterloo. Des 4,7 kilomètres de parcours prévus il restera quelque cinquante mètres. Tant pis pour la prison, tant pis pour le bureau de vote, l'église occupée, le quartier du Midi. Il nous reste quand même des profusions de craie pour colorier la rue, tandis qu'à contre-jour le rap clame sa révolte. Putain Seb sur ton camion t'as de la gueule. Et nous, on sait qu'on vit un moment qu'on n'oubliera pas.
En attendant puisqu'on a juste le droit de redescendre, on va le prendre ce droit. Un petit coup à droite et nous voilà propriétaires d'une maison vide. C'est désormais plus de la prendre sous les coups de bombes à larmes qui nous fera reculer. D'ailleurs c'est encore notre Jésus rastaquouère qui nous ouvre la voie.
Ce coup-ci on a même droit à l'hélicoptère. Tant mieux, les accordéonistes auront pas répété Mission Impossible pour rien. Dehors, tandis que des enfants dessinent des fleurs sur le béton, les policiers prennent racine. Alors qu'ils tentent de constituer un mur humain pour éviter toute contamination, un clown à rayures entreprend de les faire circuler. Trottinette fait même une courte apparition pour leur offrir des bonbons à l'eucalyptus. Finalement, las d'être tournés en ridicule, ils finissent par se disloquer, sous la houle moqueuse de Mr Spartako, qui introduit la soirée festive. Spéciale dédicace
Il est difficile de mettre en mots les jours qui ont suivi. Du jamais jusque-là vécu, assurément. Des putain de bonheur en commun qu'une fois qu'on y a goûté, on ne veut plus retourner avant.
En moins de quarante-huit heures, la folie du dedans a déteint sur l'extérieur. A grands renforts de poteaux colorés et de guirlandes de capsules.
Quant aux vagues de peinture qui ont déferlé, elles n'ont pas laissé indemnes les bites d'amarrage, qui conjuguent désormais rose et vert telle une robe de Belle au Bois dormant qui danse. Ce bout de ville, putain c'est sûr, il nous appartient.
A l'intérieur de notre bateau-pirate, pas une pièce qui ne soit habitée. Des réunions à tous les étages. Pas non plus de séparation entre pensée politique et gastronomie. Aventurez-vous jusqu'à la cuisine, pour voir. Le malin génie qui siège devant les fourneaux est toujours à l'oeuvre, à, faire pétiller le raisin sous ses doigts de magicien. Mais il n'est pas seul. Il est secondé de notre mascotte à tous, Malou-Adélaïde.
Et les soupes populaires succèdent aux assemblées générales, qui cèdent le pas aux concerts balkaniques. Entre les deux, on peinturlure les frontons de portes d'arcs-en-ciel. Le temps s'est arrêté. Plus rien ne sera jamais comme avant.
Les jours où on déborde, on s'assied sur le trottoir aux Portes du château et on ouvre notre coeur au passants. Et puis chaque soir avant le coucher c'est les barricades parce qu'on sait que ça ne peut pas durer, qu'un matin Ils viendront dire rangez-moi tout ça, la bonne humeur dans les sacs gris et les sourires en coin. Et puis chaque jour où ils ne sont pas venus on respire encore une éternité à vivre
Et puis un soir on arrive plus de musique
Ils sont arrivés aujourd'hui. Vous ne pensiez tout de même pas qu'on allait les laisser être heureux ces gens qui ne font pas tourner l'économie, qui ne travaillent pas de la journée il était temps de mettre un peu d'ordre dans tout ça
Le temps des pommes touche à sa fin. Orphelins de plus plus rien qu'est-ce qu'il nous reste ? La rage. A hurler tellement ça nous coince dans la gorge de ne plus avoir un espace pour vivre. Qu'on en a mal aux pieds à force de marcher sur ce putain de béton. Qu'on ne sait plus où donner des yeux pour arrêter ces images de faux bonheur qui défilent. Qu'on en a marre des clones. Que si c'est nous les illégaux alors c'est bon, on l'explose votre monde. 'Faut plus dormir. On n'a pas dit notre dernier mot.
Lara Erlbaum
Expulsion du 138 boulevard de Waterloo.
mis en ligne le 17-10-2006
Ce mardi 17 octobre 2006 à 7h du matin, les forces de l’ordre sont rentrées de manière brutale au 138 boulevard de Waterloo, lieu investi lors de la street party du 7 octobre, veille des élections.
L’expulsion fut brutale et non annoncée. Les propriétaires – la brasserie Alken Maes- ont obtenu l’ordre d’expulsion via une procédure unilatérale (sans défense) en urgence devant le tribunal de première instance.
Plus de 50 policiers anti-émeutes et au moins une auto-pompe ont été requis pour mener à bien l’opération. Il y eut 17 arrestations dont celle d’un sans-papier risquant la déportation dès demain matin (des démarches auprès d’avocats sont déjà en route pour essayer de l’empêcher et nous vous tiendrons au courant des avancées).
L’ouverture avait déjà commencé dans un contexte répressif. En effet, lors de la Street Party, « réappropriation joyeuse et collective de la vi(ll)e », les bourgmestres de Saint Gilles et de Bruxelles-Ville avaient donné ordre à leurs polices d’encercler les quelques 500 personnes présentes et de les maintenir sur place, déclarés publiquement ennemis à contrer par une « tolérance zéro ». Il y a définitivement des choses qui dérangent.
Tenus en laisse par des autopompes, des hélicoptères et des hommes machines, menés par le bout du nez suivant un circuit ridicule, nous étions parvenus à trouver une faille dans le système de contrôle : dans un coup de force et une idée d’avance, nous avions pris cet espace et la police n’ayant rien pu prévoir fut contrainte de nous le laisser…
Pendant dix jours, des groupes s’y sont organisés et ont entamés la construction d’un territoire de rencontres, de partages d’idées, d’imprévus, de fêtes, de recherches et d’expérimentations politiques. Une vie commune et toujours en devenir nous a renforcée. Au cours de ces dix jours, plusieurs centaines de personnes avaient déjà manifesté leur intérêt et leur soutien envers l’initiative.
Les forces de l’ordre ont démontré ce dont elles étaient capables, mais une chose est sûre : elles ne nous ôteront jamais nos énergies libératrices.
Malgré l’adversité, nous continuons à crier que : « tout est possible ».
Parce que nous sommes conscients qu’à travers cette expulsion c’est tout un système de domination qui parle, nous réitérons une solidarité féroce envers :
En route pour de nouvelles aventures !
Les occupantEs du 138
Expulsion du squat de la porte de Hall
mis en ligne le 17-10-2006
Le squat situé au 138 boulevard de Waterloo (Porte de Hal), occupé depuis ce 12 octobre suite à la streetparty reclaim.bruxxel, a été expulsé ce matin, mardi 17, vers 7h00.
Une cinquantaine de flics étaient sur place, accompagnés d'un huissier et du propriétaire. Après quelques mots d'usage, ils ont directement enfoncé la porte d'entrée et plaqués les personnes présentes au sol. Dans les étages il n'y a pas eu d'autres violences. Entre 15 et 20 personnes ont été arrêtées administrativement et emmenées au commissariat. Les effets personnels et le matériel ont été saisis.
Actuellement, nous n'avons pas de nouvelle de deux des personnes arrêtées:
- un sans papier serbe qui risque d'être expulsé demain,
- un français qui risque aussi d'être reconduit à la frontière.
Des contacts sont en cours avec les avocats pour obtenir plus d'information sur leur détention. Les affaires saisies ont déjà pu être récupérées.
Un rendez-vous est fixé à 19h sur les marches de la Bourse pour les suites à donner.
UN LIEU
mis en ligne le 13-10-2006
UN LIEU
La reclaim the streets de samedi dernier s'est terminée en beauté par l'ouverture d'un nouveau squat .
Extrait du texte d'accueil distribué lors de la première soirée:
BienvenuEs chez vous !!!
Surprise !!! Une « mise à jour publique d'un squat » pour continuer la
Reclaim The Streets, quelle meilleure idée pour ne pas en rester à une
fête limitée dans le temps.
Et puis, si on parle de réappropriation de la vi(ll)e, ça nous semble
faire sens.
En réquisitionnant ce lieu laissé à l'abandon, nous prenons la possibilité
de nous mouvoir dans une zone hors contrôle.
Il est certain que cela ne se fait pas sans risques : risque d'expulsion,
risque de confrontations policières, risque d'inculpations,... mais dans
la balance, cela pèse peu face à l'expérience de prise en main, consciente
et collective, de nos vies.
(...)
Rendre ce lieu public de cette manière est une invitation ouverte pour que
différentes initiatives encore inconnues l'investissent. Il ne tient qu'à
vous? à nous quoi.
S'impliquer dans un lieu comme celui-ci peut prendre mille facettes.
Surprenons-nous !!!
Consommer ce lieu comme ON consomme ceux mis à disposition par des
structures légales et marchandes tend à conforter ce monde qui nous réduit
à l'état de spectateurs. Ici, il n'y a plus de nous, ni de vous. Il n'y a
que des personnes responsables dans un lieu auquel elles donnent vie.
Ce lieu ... et ce qui s'y passera- est une suspension de l'ordre normal des
choses.
La présence même de nos corps dans cet espace donne consistance - chair -à
nos rêves et envies.
Ce soir nous sommes, entre autres, des corps sensibles et dansant par
dessus les lois.
BONNE SOIREE (et plus si affinités)
Reclaim the streets
mis en ligne le 05-09-2006
BRUXELLES - samedi 7 octobre
15h00
Porte de Hal
Dans un monde où il faut une autorisation pour tout, où l'espace public est privatisé et contrôlé, où rien ne peut plus arriver...
prenons nos instruments, nos déguisements, notre savoir-faire la fête, de la bouffe non-périssable, grand-mère (si elle est sympa),
... et réapproprions-nous la rue pour une fête sauvage et spontanée.
La ville nous appartient / La politique c'est nous
"Il est aussi nécessaire qu'agréable d'arracher le temps et l'espace du monde marchand, et de les vouer à la création partagée, pour jouer."
Uwe Lausen
"Nous, toujours partout étrangers à ce monde. Etrangers à nos vies et à nos villes.
Etrangers à nous-mêmes et à nos proches.
Nous lançons d'autres manières d'utiliser l'espace, ouvrons des possibles."
G. Bruno
Parce que nous préférons tirer de nous-même notre ivresse, et des possibilités que nous nous donnons. Oui, nous voulons rire, danser, chanter, briser (des murs) ou allumer du feu. Sur nos propres musiques. (En agissant.) En célébrant l'avènement de nos mondes prenant de l'ampleur au sein et au-delà de l'Unique. Non dans des futurs éloignés ou par des institutions, mais par le fait de nous rassembler et de nous imposer (en l'occurrence en un lieu donné de street party, sans autorisation).
C'est une célébration que de re-prendre la ville, de la modifier en des sens qui nous permettent de créer de nouvelles choses - ce genre de choses qui bloque les flux marchands (des routes et autoroutes) et polic(i)é(r)s - d'intensifier les liens qui nous unissent - ou nous séparent - et de consolider leurs réseaux, de voir ce que nous pouvons faire ensemble si nous en prenons la possibilité, de voir nos forces et leurs limites, pour les transgresser.
De sortir de nos situations de vaincus.
Célébration de la rupture, de la déchirure. Par la transformation de l'espace et de nos rapports avec l'espace, il y a dés-éducation, dés-apprivoisement de nos vies.
Là, il y a célébration sauvage.
Ceci est un appel vers de nouvelles fêtes.
C'est d'une part un refus de l'ordre établi de la normalisation et de la carcéralisation permanente de nos territoires de vie, où tout n'est destiné qu'à la circulation des marchandises - humaines ou non : tours de verres et rues aseptisées destinées au travail, participant de la machinerie destructrice, recouvertes de caméras, d'appareils de reconnaissance à l'iris : glaciation de tous les rapports (1).
Zones mortes de 18h00 à 8h00. Le reste est censé se passer en cage, devant des écrans glacés.
D'autre part, surtout une affirmation de notre présence, de nos présences. Des êtres et des groupements en devenir sont présents (c'est indéniable). Sans cadre ou rôles donnés, mais à part entière, avec tous les possibles et toutes les manières.
Prendre de la place. De la place pour l'ébullition, pour l'expérimentation, pour l'exploration, pour de nouveaux modes d'actions et de vies, de nouveaux modes de liens et de joie.
Une prise de l'espace/temps où il n'y a plus ni " temps libre " ni " temps mort ", mais du temps, non compté. Plus de rues ni de trottoirs. Pas de passage, mais de la vie. Des moments libérateurs, comme devraient l'être toute forme de fête.
Cuisiner ensemble. Jouer à poil dans une fontaine. Faire des feux de joie. Faire de la musique. Construire une cabane. Marquer la pierre ou le béton de notre empreinte. Marcher au hasard des rues libérées. Comploter. Occuper.
Découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles personnes, sous de nouvelles facettes.
Partager des textes ou des idées avec des oreilles et/ou des yeux réceptifs.
Libérer des endroits ou saccager des prisons. Oui, saccager toutes les sortes de prisons.
Prendre l'espace. Non pour le rendre public, mais pour qu'il n'appartienne plus.
Parce que le lendemain ils veulent notre vote. Le vote comme signature de notre étrangeté au monde. Comme assentiment à la servitude, à la dépossession généralisée.
Signifier que tout leur cirque, on n'en veut plus. Que la vie, elle se passe sans eux, qu'on ne veut plus déléguer à des gens qu'on ne connaît pas, et qui prendraient soi-disant en charge l'ensemble de l'organisation de nos vies.
Que l'isolement par l'isoloir ne nous aura plus, qu'on s'organise sans eux, directement, sans médiation. Entre personnes concernées.
Les rassemblements se font, dans la rue et ailleurs, dans des Espaces réflectifs : qui résultent de la réflexion. Et partant, de la création.
La politique, c'est peut-être simplement la liberté qu'on prend et qu'on décide de mettre en commun.
Dans la légèreté, nous retirons nos vies de leur emprise, de l'emprise.
(1) Comme exemples, nous pourrions citer les quartiers Nord, Léopold et Midi comme les plus flagrants, sans que cela ne détourne l'attention du reste de la ville qui subit tout cela en douceur.
AREDJE 62
mis en ligne le 29-07-2006
Ce qui suit introduit le Aredje 62 et explique entre autres comment le site aredje a pris le dessus sur le aredje papier. Ceci dit, ce 62 diffusé en version papier depuis début juin n'apparaît que fin juillet sur la toile... le monde à l'endroit ?
"Bien plus d'un an s'est écoulé depuis le aredje n° 61 et qui sait quand arrivera le n° 63.
Il faut bien constater que le site www.aredje.net monopolise l'énergie qui nourrissait jadis le aredje en papier, les accros d'internet ne s'en sont peut-être pas même rendu compte, ce sont les autres qui en "souffrent", nous aussi qui n'aimons pas cette position de promoteurs-malgré-nous des nouvelles technologies.
Il y a aussi des raisons plus personnelles comme l'un qui consacre tout son temps à son autre passion ou l'autre éloigné du clavier par une crise de tendinite (ça va mieux, merci)
Et heureusement, il y a des raisons plus chatoyantes.
Des rafales de concerts et de répétitions : pour intégrer Boris, le nouveau bassiste, on a refait mille fois le tour du répertoire et grâce à cette extension du groupe, on joue plus que jamais.
Et surtout la préparation d'un album qui a demandé beaucoup de temps. J'en parle au passé parce que, désormais, on peut dire qu'il est prêt à être enregistré et qu'il n'y a plus qu'à ! On commence sérieusement au retour de la tournée dans le sud de la France, on n'osera pas faire de pronostic sur l'heure de sa sortie et on ne dira pas encore grand chose sur son contenu, juste qu'il s'agira d'une rafale de chanson pas toutes de nous et pas forcément nouvelles, autour d'un thème qui nous tient à coeur, ce sera le premier album du trio Smerf-Rman-Binam'..."
la suite ... dans le Aredje 62
Appel à une manifestation nationale en solidarité avec les prisonniers en lutte
mis en ligne le 02-06-2006
A Bruxelles le dimanche 2 juillet 2006 à 15h, Porte de Hal à Saint-Gilles
Début mars 2006, le "Groupe de Soutien aux Ringolévios dans les prisons belges" commence son activité par des distributions de tracts devant 3 prisons bruxelloises (Forest, Saint-Gilles et Berkendael) une fois par semaine en solidarité avec les détenus d'Ittre. En effet, le 7 mars, suite aux tabassages d'un jeune détenu, une vingtaine de prisonniers refusèrent de retourner dans leurs cellules. En réponse aux revendications, la direction envoie une trentaine de matons casqués et armés pour casser les cinq prisonniers qui n'étaient pas remontés malgré les menaces des matons.
Ces tractages devant les prisons ont permis de diffuser l'info et de prendre des contacts avec les familles et amis des prisonniers. Des tractages ont également eu lieu devant les prisons de Gand, Anvers et Ittre. Début avril, le Groupe de Soutien lance une campagne d'affichage à Louvain, Anvers, Bruxelles, Tubize, Ittre, Nivelles et Gand.
L'info sur les tabassages, les mauvais traitements et la torture circule aussi à l'intérieur des murs. Le 23 avril, une émeute éclate à la prison de Mons; plus de 45 détenus refusent de remonter dans leurs cellules, occupent le préau et se défendent comme ils le peuvent contre les atttaques des flics. L'émeute est matée, mais la police compte 12 blessés... Le 16 mai, les matons de la prison de Nivelles entrent en grève. La réponse des détenus face à cette nouvelle dégradation programmée des conditions de détention vient moins d'une heure plus tard : le toit de la prison est incendié, une aile complète sera détruite par le feu. La police fait appel à l'armée et aux Escadrons Spéciaux pour retablir l'ordre.
Les grèves de matons sedéclarent pour un oui ou pour un non: évasion, révolte, critique de l'extérieur, plaintes des détenus contre les violences des matons, émeutes,... Ces grèves à répétition sont un des problèmes qui polluent le débat sur la situation dans les prisons . Mais que réclament les matons ? Plus d'effectifs, plus de prisons (en Belgique il y a maintenant 8000 places pour 10 000 détenus, le plus grand nombre depuis des décennies), la suppréssion des conditionnelles. Tout cela en argumentant que c'est pour le bien de la société et ... des détenus ! Mais leurs arguments sont contradictoires, et ne posent pas le problème dans le bon sens. Il n'y aurait pas assez de places dans les prisons ? Mais, en même temps, l'idée de la liberté conditionnelle est attaquée depuis des années entre autre par les syndicats des matons.
En plus des actions des prisonniers, nous appelons à une manifestation nationale de solidarité pour soutenir leurs revendications:
- Halte à la violence des matons, les humiliations et les brimades. La démission des matons connus pour leur violence.
- La suppression de toutes les formes d'isolement et des cellules d'isolement.
- Démarrer automatiquement la procédure pour la libération conditionnelle au 1/3 de la peine pour tous les détenus
- D'accéder aux autres demandes des détenus : la diminution des frais de téléphone, des prix de la cantine, liberté d'organisation pour les détenus (p.ex.création des comités de prisonniers), meilleure bouffe,...
Nous demandons à tous ceux et à toutes celles qui soutiennent ces revendications de participer à la manifestation de solidarité et de développer la solidarité dans la rue avec tous les détenus en lutte .
.....
Ce n'est pas parce que nous soutenons les revendications des prisonniers, que nous nous révoltons contre les tabassages et les conditions de détentions que nous luttons pour autant pour une « humanisation des prisons ». Les tabassages (même s'ils ne sont pas commis par tous les matons) et les conditions de détentions ne doivent pas être vus comme de simples irrégularités ou dysfonctionnements. Il ne s'agit pas de maladies que la prison elle-même pourrait endiguer à coup de réformes et de refinancements. Vouloir améliorer la prison, c'est encore rêver à une prison idéale. Or qu'est-ce qu'une prison ? Un lieu où « on paye pour une faute », où « on remet sur le droit chemin » (à coup de matraques s'il le faut), où on discipline, où on dresse ceux qui constituent une « menace réelle» pour la société et son ordre politique, économique et moral. Essayer d'améliorer la prison, c'est reconnaître une légitimité au pouvoir qui les construit pour se renforcer (et en mettant en place tout un appareil policier et pénal).
Nous voulons avancer un autre point de vue qui est l'abolition de la prison.
Premièrement, parce que la prison est un instrument de l'Etat pour détruire les conflits sociaux et la lutte sociale (pauvre contre riche ; opprimé contre oppresseur) dans son propre interêt. Parce que les prisons servent à isoler et briser les personnes qui réagissent face à l'impuissance dans laquelle les plongent l'organisation de cette société et qui s'organisent pour lutter à leur manière contre le fatalisme de la misère généralisée. Parce que demain n'importe qui peut se retrouver dans une situation "illégale" au regard de la loi s'il conteste réellement l'ordre établi (voir nouvelles lois antiterroristes). Parce que, partant de ce constat, peut-être que vous n'aurez pas toujours "rien à vous reprocher".
En deuxième lieu, la prison n'est jamais une solution, même s'il s'agit de régler des problèmes de la vie quotidienne (par exemple, les agressions sexuelles) que rencontrent tous et toutes. En effet, l'appareil de punition de l'Etat nous prive de la responsabilité et de la liberté nécessaires pour résoudre ces problèmes nous-mêmes.
En troisième lieu, la prison est une réflexion microscopique et concentrée de la domination, de l'augmentation du contrôle et de la discipline dans la société.
La prison est une institution où l'on prive les détenus de leur liberté, mais aussi de leur individualité et de leur volonté. C'est un système de discipline, forcé d'une part par la violence et la menace avec violence, et d'autre part par une hiérarchie stricte des faveurs et soumission. Par exemple, pour pouvoir acheter des aliments, il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent, les plus favorisés et soumis peuvent travailler ; cela dépend entièrement de la décision et de la faveur des matons et de la direction pénitentiaire. Dans ce sens, La prison se diffuse à tous les niveaux de la société: concrètement, par exemple l'instauration des bracelets électroniques et de la résidence forcée ainsi que l'augmentation du nombre de flics dans la rue, de vigiles dans les supermarchés et devant les portes des écoles, de caméras et de développements technologiques de pointe comme la carte d'identité à puce (et son évolution probable, la puce d'identité sous-cutanée), le passeport biométrique, la surveillance vidéo par satellites (allez voir le toit de votre maison sur yahoo), autant de dispositifs permettant à l'Etat de nous surveiller partout et à tout moment .
La lutte contre la prison commence avec le développement de la solidarité avec les détenus ici dans la rue.
La chape de béton qui étouffait les cris des prisonniers depuis plusieurs années commence à se fissurer. Il est temps de s'y insinuer pour que ces cris parviennent enfin aux oreilles de tous et de toutes et pour faire éclater les murs de toutes les prisons. Une première manifestation de solidarité pour briser le silence autour de la situation dans les prisons, des positions des détenus et des nôtres peut nous servir de "dynamite".
Solidarité avec les prisonniers en lutte
Rasons les murs
Liberté pour tous et toutes les détenu(e)s
Les Prisonniers dans la rue !
— Contact : prisonniersdanslarue-at-gmail.com
Commune insurrection
mis en ligne le 04-04-2006
Le mouvement, chacun le perçoit, va bien au delà de contester un certain type de contrat, demander des créations d’emplois ou défendre tel ou tel secteur d’emplois menacé de disparaître, pour la simple raison que ceux qui le composent s’emploient à renverser un ordre qui borne l’horizon existentiel de chacun à ce triste sort : « trouver un emploi ».
Quel que soit le devenir du mouvement, il nous aura appris que la première exigence pour qui veut constituer une force politique est de fonder la question de la subsistance matérielle et affective comme question collective, et non comme un point de faiblesse par lequel nous serions perpétuellement acculés, chacun, isolément, à se vendre à un employeur, à retourner à sa vie privée.
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Les banlieue en feu, le spectacle au milieu
mis en ligne le 25-03-2006
Retour, forcément d'actualité, sur les récentes flambées banlieusardes.
"Il ne s’agit pas de la crise des banlieues dans la société française ; il s’agit de la crise de la société française posée d’abord par ses banlieues. L’intégration, mais à quoi ? Comment en effet intégrer à ce qui partout se désintègre, en désintégrant en même temps toute autonomie individuelle au profit de la production industrielle de zombies aliénés ?"
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La souffrance au travail
mis en ligne le 15-03-2006
Dimanche 19 mars - Bruxelles - Cinéma Arenberg - 19h15
Avec le sang des autres, un film de Bruno Muel - France / 1974 / v.o.-fr / 50'
Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés un film de Sophie Bruneau & Marc-Antoine Roudil, Belgique - France / 2005 / v.o.-fr / 80'
La projection sera suivie d'un débat animé par Philippe Simon avec Sophie Bruneau & Marc-Antoine Roudil, Christian Corrouge (ouvrier et militant syndical chez Peugeot, membre du groupe Medvedkine), Bruno Muel (cinéaste) et Michel Pialoux (sociologue).
Avec le sang des autres
Une descente aux enfers. La chaîne de montage automobile chez Peugeot. Son direct et image simple, assourdissante image. C'est là l'essentiel de l'empire Peugeot: l'exploitation à outrance du travail humain. "C'est pas simple de décrire une chaîne... Ce qui est dur en fin de compte, c'est d'avoir un métier dans les mains. Moi, je vois, je suis ajusteur, j'ai fait trois ans d'ajustage, pendant trois ans j'ai été premier à l'école... Et puis, qu'est-ce que j'en ai fait ? Au bout de cinq ans, je peux plus me servir de mes mains, j'ai mal aux mains. J'ai un doigt, le gros, j'ai du mal à le bouger, j'ai du mal à toucher Dominique le soir. Ca me fait mal aux mains. La gamine, quand je la change, je peux pas lui dégrafer ses boutons. Tu sais, t'as envie de pleurer dans ces coups-là. Ils ont bouffé tes mains. J'ai envie de faire un tas de choses et puis, je me vois maintenant avec un marteau, je sais à peine m'en servir. C'est tout ça, tu comprends. T'as du mal à écrire, j'ai du mal à écrire, j'ai de plus en plus de mal à m'exprimer. Ca aussi, c'est la chaîne..." (Christian Corouge dans Avec le sang des autres)
Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés
Chaque semaine, dans trois hôpitaux publics de la région parisienne, une psychologue et deux médecins reçoivent des hommes et des femmes malades de leur travail. Ouvrière à la chaîne, directeur d'agence, aide-soignante, gérante de magasin...
Tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre d'un entretien unique. Les trois professionnels spécialisés écoutent et établissent peu à peu la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes d'organisation du travail.
A travers l'intimité, l'intensité et la vérité de tous ces drames ordinaires pris sur le vif, le film témoigne de la banalisation du mal dans le monde du travail. "Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés" est un huis clos cinématographique où prend corps et sens une réalité invisible et silencieuse : la souffrance au travail.
Cinéma Arenberg : www.arenberg.be
*Putain d'usine*... Jean Pierre Levaray
mis en ligne le 22-11-2005
Putain d'usine suivi de Apres la catastrophe et de Plan Social
Ce livre de poche constitue une réédition des écrits d'usine de l'auteur (Putain d'usine, L'Insomniaque, 2002), revue et augmentée de la chronique Après la catastrophe (L'Insomniaque, 2002) et de l'épilogue industriel Plan social (inedit).
Tous les jours pareils. J'arrive au boulot et ca me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle ecrasée sous les néons - et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver. On fait avec, mais on ne s'habitue pas. On en arrive meme à souhaiter que la boite ferme. Oui, qu'elle délocalise, qu'elle restructure, qu'elle augmente sa productivité, qu'elle baisse ses coûts fixes. Arreter, quoi. Qu'il n'y ait plus ce travail, qu'on soit libres. Libres, mais avec d'autres soucis.
Personne ne parle de ce malaise qui touche les ouvriers qui ont depassé la quarantaine et qui ne sont plus motivés par un travail trop longtemps subi. Qu'il a fallu garder parce qu'il y avait la crise, le chomage. Une garantie pour pouvoir continuer de consommer à defaut de vivre.
On a remplacé l'équipe d'après-midi, bienheureuse de quitter l'atelier. C'est notre tour, maintenant, pour huit heures. On est installés, dans le réfectoire, autour des tasses de café. Les cuilleres tournent mollement, on a tous le même état d'esprit et aussi, déjà, la fatigue devant cette nuit qui va être longue.
Ouvrier dans l'agglomeration rouennaise, Jean Pierre Levaray ne fait pas secret de son travail d'auteur cherchant à s'évader du monde qu'il décrit: celui de l'exploitation quotidienne du travail posté dans une usine de produits chimiques. Cette réalite qui forge la lutte des classes et la reproduit sans cesse.
Collection "Elements", 224 pages, 8 euros, en librairie le 15 septembre 2005
www.agone.org/putaindusine
White Wood occupé
mis en ligne le 29-10-2005
Depuis le 15 Novembre 2004 , White Wood , un squat , lieu occupé "sans droit ni titre", a ouvert dans le quartier Bois Blancs. C'est un lieu d'habitation et d'activités.
Depuis un an on y trouve une friperie gratuite , où on peut amener, échanger ou prendre des vêtements sans avoir recours à l'argent; également une infoshop à prix libre (c'est à dire que tu donnes ce que tu veux) - journaux , tracts , affiches , livres , disques , etc... - et un atelier de sculpture.
Régulièrement des groupes de personnes viennent s'exercer / pratiquer la musique, du théâtre, de la jonglerie ou des sports collectifs. S'y déroulent des concerts, des représentations de spectacle de rue, des projections de films, des débats ou des repas végétariens en soutien à des groupes militants, tout cela prix libre ou gratuit.
Ce lieu, d'abord filature puis fabrique de volets roulants, vidé de ses ouvriers, abandonné à la spéculation immobilière, est occupé par un groupe de personnes qui y crée un lieu collectif de vie et de rencontre.
Depuis le 20 Octobre 2005, sur requête du propriétaire - la Société Civile Immobilière Satellite - par voix d'huissier ,nous commande de quitter les lieux...
« L´année 2004 est marquée à Lille par la culture qui a été mise à portée de tous, à travers une extraordinaire diversité et un accès direct. Mais c´est aussi un véritable rapprochement qui s´est opéré entre les Lillois pendant toute l´année à travers des événements qui ont mobilisé des personnes très différentes, des jeunes, des moins jeunes... Après cette année particulière, ne refermons pas les fenêtres, ne les laissons pas se refermer... Notre équipe a une grande ambition pour Lille. Un projet qui me tient particulièrement à coeur. J´ai un fait un rêve et on va le réaliser ! Faire de Lille LA ville de la solidarité"
Martine Aubry , conférence de presse de rentrée , 7 octobre 2004 , quartier Bois Blancs
POUR L'AUTODETERMINATION DE NOS VIES
NON AUX EXPULSIONS !!
DES SQUATTTERS EN COLERE!!!!
WHITE WOOD , 7 RUE DE LAVENTIE , LILLE F(RANCE)
tract diffusé dans le quartier Bois Blancs a Lille suite au commandement de quitter les lieux...
ps : soirée pizza en soutien à VIVE LES MUTINS le 8 novembre 2005
Requiem pour un Baron
Communiqué des Medef Inna Babylone
mis en ligne le vendredi 14 octobre 2005
Bon, "çà, c'est fait" comme dirait l'autre. En d'autres terme "Requiem pour un Baron" notre (<=> Medef inna Babylone) nouvel (<=> 3eme) album est là, pressé, sorti, dispo quoi.
En gros pour les mensurations du bébé:
- 7 titres studios, 3 titres live, 1 clip vidéo, son Making Of et 2 séquences vidéo live.
- Pour la partie studio, les prises de son ont été effectuées dans notre local, par nous-mêmes. Cette matière brute a alors été laissée en pâture à Triboulet (Studio de la Trappe), qui en assure le mix et le mastering.
-Les trois titres live ont été enregistrés et mixés par Irwin (Trashbug et Brassens Not Dead) à Paris, en Février 2005.
-Le clip est l'oeuvre de Flo, artiste toulousaine.
-Les séquences vidéo live ont été réalisées lors d'un concert à la salle du Cap (Toulouse), en Avril 2005.
-L'album est présenté en digipack, avec un poster inside.
-Comme d'hab, nous n'avons pas pu nous empêcher d'ajouter des textes divers et variés en relation plus ou moins avec les chansons.
-Cet album est (auto)produit par notre propre label : « Les Productions du Baron ».
-Ah, et il est proposé pour 10€... ! Il est en VPC et/ou en libre écoute sur notre site http://www.medefinnababylone.com.
Au passage, nanti de ce produit destiné à écrabouiller toute velleité de concurrence, nous rapellons que nous embarquons donc en VRP avec "Les Vieilles Salopes" pour une série de dates (12 aux dernières nouvelles) dans le sud et le centre de l'hexagone, finissant par Paname, puisque parait il ce sera toujours Paname.
Voici le programme bouclé de la Tournée du Baron(les adresses des lieux, ainsi que les flyers sont dispos sur notre site) :
12/10/2005 Robiac-Rochessadoule (30) La Valette (21h00/Prix NC)
13/10/2005 Nice (06) Volume (20h30/4 €)
14/10/2005 Montpellier (34) Le Peanuts (17h30/5 €)
15/10/2005 Toulouse (31) Vents du Sud (21h00/5 €)
16/10/2005 Bordeaux (33) Local rastaquouère (18h30/Prix NC)
17/10/2005 Limoges (87) L'île aux trésors (20h00/Prix NC)
18/10/2005 Lyon (69) Le clos fleuri (20h00/4 €)
19/10/2005 Montluçon (03) à confirmer (20h00/Prix NC)
20/10/2005 Orléans (45) Le Cats (20h00/Prix NC)
21/10/2005 C'est libre, toujours libre, désespérément libre.
22/10/2005 St Ouen (93) Le picolo (20h00/Prix NC)
23/10/2005 Paris (75) Les 2 Marches (16h00/Libre)
Merci encore aux individu-e-s, associations, et à tous les autres qui nous accueillent pour cette tournée.
Allez, la bise à tous, en espèrant vous rencontrer à l'occaz...
Entreprenarialement votre,
Medef inna Babylone
www.medefinnababylone.com
Le 111 rasé !
mis en ligne le 09-09-2005
extrait de la [Fermedubiereau] newsletter du 08-09-2005
A l'heure où ce message est écrit les camions sont certainement en train de terminer de ramasser les décombres des deux maisons 111 et 109 au bord de la nationale 4 à Louvain-la-Neuve, connues sous le nom squat 111 ou 'zone okupée'. Lundi dès 7h30, sous ordre de l'Université et avec l'accord des services de police de la commune, les pelleteuses ont abbatu les deux maisons. Outre le fait que le 'squat' a été sous les projecteurs des medias suite à l'incendie mortel du printemps dernier et qu'il a connu cette dernière année des problèmes internes qui ont sonné le glas de sa dynamique collective, nous ne pouvons qu'être choqués par la vision de ce carnage et par les événements qui l'ont suivi. Ces lieux nous ont accueillis souvent lors du resto poulaire du mardi, lors de concerts auxquels nous avons participé comme musicien, organisateur ou spectateur, nous avons utilisé ses ateliers de sérigraphie. Les derniers occupants du jardin du squat ont été réveillés le matin par le bruit des pelleteuses, on n'a pas jugé indispensable de les prévenir de la date exacte de la démolition (les bâtiments avaient été déclarés insalubles après la visite des pompiers au printemps). En plus, la police locale a jugé opportun d'envoyer le soir une délégation de 40 policiers fédéraux (en casque et boucliers) pour nettoyer les abords de la chaussée où une vingtaine de personnes (essentiellement les habitants et les voisins d'en face) avaient limité la circulation de la route Nationale à une suele bande afin de pouvoir manifester leur désarroi face à la situation brutale dont ils avaient été victimes. Cette présence policière démesurée s'est terminée par une charge sur les manifestants, certains se retrouvant plaqués au sol et frappés de coups de pied (un policier humiliant même une des personnes en introduisant sa matraque dans sa bouche), puis embarqués au commissariat pour la nuit. fermedubiereau.eu.org/autres/squat/
Expulsion du squat Alternation
mis en ligne le 25-08-2005
Commencée en mars 2000, l'occupation d'Alternation (squat parisien proche de Nation) doit bientôt prendre fin avec la réfection du batiment en une annexe de l'école Boulle. La théorie voulait que le départ soit concerté avec la mairie locale, d'ici à juin 2006. La pratique pourrait bien être manu militari et bien plut tôt que prévu.
Une pétition a été mise en ligne tenter d'éviter l'expulsion sauvage.
"En signant cette pétition, je soutiens les artistes résidants de l'association ALTERNATION 2119 (17/19/21 rue Pierre Bourdan Paris 12), pour que des solutions appropriées soient apportées en terme de relogement des artistes et de leurs ateliers de toute urgence par Madame la Maire du 12e arrondissement de Paris, Michèle Blumenthal, comme elle en a fait le vœux lors du conseil d'arrondissement du 11 avril 2005, approuvé à l'unanimité.
Je m'oppose aussi à l'ultimatum lancé par Monsieur Pierre Hergeux, Commandant de Police de la Cellule des Expulsions, au commissariat Central du 12e (80 avenue Daumesnil Paris 12, 01 44 87 50 34).
Les termes de cet ultimatum sont le départ sans condition des artistes occupant les locaux de l'alternation avant le 15 septembre 2005, sans quoi ils seront expulsé par la force publique, suite à la relance des services juridiques de l'Hôtel de Ville au nom de Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris et propriétaire, alors qu'aucune solution immédiate n'a été apporté par Monsieur Frédéric Le Jeune Hérisson de Beauvoir, élu délégué par La Maire du 12e pour cela. Ces artistes ne doivent pas être mis à la rue. [...]"
La suite de la pétition est ici :
www.petitiononline.com/A2119/petition.html
Une salve de concerts de soutien aura lieu à partir du 29 août, plus d'info sur leur site web :
web2006.free.fr
Des squats expulsés pour une ville aseptisée
Communiqué de squateur-euse-s suite aux expulsions des 400 couverts et de la Kanaille
mis en ligne le jeudi 13 août 2005
Le mardi 2 août 2005, la mairie socialiste de Grenoble a fait un grand pas dans sa politique d'éradication des squats "politiques" de la ville. En effet plus de 200 policiers et gendarmes ont été réquisitionnés pour mettre fin aux aventures des squats des 400 couverts (cinq maisons squattées depuis presque 4 ans, un domicile pour 24 personnes et un espace d'activité pour une cinquantaine d'associations grenobloises, un lieu public où se sont déroulées des centaines d'activités et d'expériences militantes et alternatives sans profits ni subventions) et de la Kanaille (grand hôtel squatté depuis 3 mois avec restaurant à prix libre, projections hebdomadaires, infokiosques et permanences juridiques sur les squats et les problèmes de logement).
Il leur a quand même fallu près de 4 heures pour venir à bout de la résistance des squatteur-euse-s (barricadages et regroupement des occupant-e-s sur les toits) déterminées jusqu'au bout à empêcher ces expulsions et à éviter qu'elles ne soient passées sous silence. Il leur a aussi fallu l'aide de nacelles et des pompiers qui ont honteusement collaboré en mettant à disposition leur grande échelle pour aller chercher les squatteur-euse-s sur les toits et sur une vigie construite pour l'occasion.
Passons rapidement sur les imprudences de flics : comme le montre bien la photo à la une du Daubé du 3 août et malgré ce qu'affirme un journaliste reprenant servilement les communiqués de la police qui se vantent de « CRS équipés de baudriers », les premiers flics à intervenir ont délogé les occupant-e-s sans être assurés. Ils ont traîné plusieurs personnes sur des toits rendus glissants par la pluie après leur avoir fait des clés de bras pour qu'ils/elles se détachent, ou ont secoué dangereusement la vigie en demandant à ses occupant-e-s "s'ils savaient voler". Les rues étaient bloquées afin que rien de ce qui se passait ne soit visible ni par les 200 personnes venues en soutien ni par la presse (qui fait quand même semblant le lendemain d'avoir été sur place sans même mentionner que la police lui avait interdit).
Au final ni blessés ni arrestations (juste des contrôles d'identité) et une manifestation sauvage dans le centre de Grenoble qui rassembla dans la foulée une centaine de personnes, détournant les plots de trams pour bloquer les grands axes, sous les cris de "Non aux expulsions, grève des loyers, insurrection" et "ni Destot ni Carignon, Autogestion".
L'ÉTÉ C'EST PRATIQUE
Depuis quelques années les choix de gestion de la ville sont mis à mal par des diverses actions (occupation du Parc Paul Mistral, blocage du chantier Minatec, analyses et canulars sur le développement de la technopole grenobloise, luttes sur le logement...).
Depuis quelques mois les squats grenoblois étaient dans une dynamique de ré sistance face à la vague d'expulsion annoncée pour cet été. Des actions se sont multipliées (manifestation de 500 personnes dans Grenoble, festival et activités dans les lieux occupés, occupations et sabotages de locaux et mairies PS le même jour dans 17 villes en France, collages et journaux muraux, intervention au conseil municipal et dans les festivals locaux, repas de quartiers, intrusions dans la Mairie et la Metro...) pour maintenir une pression constante sur les autorités et informer les grenoblois-e-s.
La municipalité sait pertinemment que les squats et les luttes politiques dans lesquels ceux-ci interviennent, connaissent une popularité certaine à Grenoble et qu'il n'est pas toujours bien vu d'envoyer deux cents brutes casquées face à des gens qui résistent et qui inventent. La Mairie a d'abord tenté de trouver une sortie honorable, en nommant un médiateur ayant pour mission de convaincre les squatteur-euse-s de « quitter les locaux sans mots-dire et avec le sourire ».
En intervenant début août, alors que Grenoble est déserté, les autorités ont choisi la période de l'atonie contestataire, faisant par là aveu de faiblesse. Sûrement un peu traumatisé-e-s par l'épisode du parc Paul Mistral, les élu-e-s ont essayé cette fois de faire en sorte que les conséquences de leurs décisions ne leur coûtent pas trop politiquement. Il reste à s'interroger sur les relations entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire : en effet, le tribunal des référés, présidé par un juge connu comme étant proche de Michel Destot, n'a donné des délais à aucun des deux squats, permettant ces expulsions en plein coeur de l'été. Le solide dossier juridique monté pour les 400 couverts et le nombre de jurisprudences précédentes auraient dû logiquement entraîner l'octroi de délais, ce qui n'aurait pas permis de se débarrasser des squats pendant l'été... De plus, comme lors de l'expulsion du Parc Paul Mistral, la Municipalité de Grenoble a fait appel à la force publique sans attendre les rendus des appels faits au tribunal par les collectifs de squatters.
Par ailleurs, en expulsant ces deux lieux simultanément, ils ont minimisé les risques de débordement par des personnes extérieures solidaires, obligées de se séparer sur deux fronts. Soulignons enfin le grand courage des élu-e-s : aucun-e n'était présent-e sur les lieux pour assumer ses responsabilités.
PARADE MÉDIATIQUE
Pour effacer ces lieux d'expérimentation sociale et de contestation, la Mairie a usé d'un argument facile : sa volonté de construire des logements sociaux à leur place. Et de s'étendre sur "l'individualisme des squatteurs qui s'opposent à des réalisations attendus par des milliers de demandeurs de logement sociaux." L'on pourrait tout d'abord rappeler que l'hôtel Lakanal, juste avant d'être squatté, avait été proposé à l'association Les Passeurs (qui réclame des locaux non-utilisés pour des périodes d'environ un an), et qu'il n'y avait donc aucun projet de rénovation dessus. On peut réaffirmer aussi que le projet sur la traverse des 400 couverts est avant tout un projet de vente immobilière avec le vernis social nécessaire pour faire passer la réalité de cette « chasse aux pauvres » des derniers quartiers populaires du centre-ville. Comme bien souvent, dès l'arrivée de squatteur-euse-s, les autorités trouvent très vite des "projets urgents d'intérêt général".
Et puis affirmer que les squats sont un obstacle à la construction de logements sociaux, ça évite de se pencher sur les budgets consacrés aux logements sociaux, ridicules à côté de ceux alloués à la communication ou à des constructions de prestige (Grand Stade, Minatec, MC2). Ca évite de réaliser que de nombreux autres bâtiments appartenant à la Mairie sont inutilisés et bien fermés à l'aide de portes anti-squatteurs afin de ne pas devoir monter en urgence un projet de logement social pour justifier une expulsion. Qu'ils vont sûrement rester vides de nombreuses années de spéculation avant d'être vendus pour faire des immeubles de standing afin de loger les futurs cadres de Minatec.
178 expulsions ont eu lieu en Isère en 2004, depuis 2000 ce nombre s'est accru de plus de 230%. Plus de 1700 demandeurs de logement social en Isère attendent depuis plus de deux ans. Dans une telle situation, le squat est légitime. Les problèmes de logement sont le fruit de choix politiques, les politicien-ne-s tentent de faire oublier leur responsabilité en divisant la population et en montant les gens les un-e-s contre les autres. Depuis quand fait-on du social en expulsant des gens, squatteureuses ou locataires ?
Rappelons au passage que 80 personnes avaient essayé d'occuper l'ex-bâtiment de l'IGA le 1er Mai dernier afin d'y habiter et d'y développer diverses activités. Que ces squatteur-euse-s ont été expulsé-e-s 24 heures plus tard, sans procédure judiciaire, grâce à la pression de la préfecture et de la Mairie. Que ce même bâtiment est toujours vide et qu'il n'est nullement question d'en faire des logements sociaux.
Quand à la soi-disante « insalubrité des bâtiments » (selon la préfecture relayée par le Daubé du 3 août), tou-te-s celles et ceux ayant pu rentrer dans les locaux ces derniers mois ont pu constater combien cette affirmation est erronée, ou alors rendue juste seulement par le nombre de coups de barres de fer et de fusils à pompe donnés par les flics lors de l'expulsion.
QUELLE VILLE VOULONS NOUS ?
Le nombre impressionnant de demandeur-euse-s de logement sociaux reflète bien les conséquences des politiques de développement de l'agglomération grenobloise menées depuis de nombreuses années. Les choix de ville fait par Destot et ses alliés écologistes ont le mérite d'être clairs : à Grenoble, la priorité est donnée à la création d'emplois à tout prix et à la valorisation de l'agglomération. Crolles 2 et Minatec créeront 8000 emplois dans les prochaines années, là est l'important, un point c'est tout. Que ces projets mégalos soient nuisibles par ailleurs, que les loyers augmentent en flèche, que les plus pauvres soient peu à peu chassés du centre ville par l'afflux des cadres dus à ces créations d'emploi, peu importe : tant qu'on parle de la capitale des Alpes comme dynamique. Combien de quartiers populaires vont laisser prochainement la place à des « Europôle » ?
On comprend alors mieux pourquoi il n'y a pas de place pour des squatteur-euse-s dont la motivation principale est d'essayer de changer la vie et la ville. Les squatteur-euse-s dépeintes alternativement par la propagande municipale comme des petit-bourgeois, des parasites ou des marginaux crasseux, osent en réalité élaborer ou relayer des critiques radicales d'une société étatique et capitaliste, donc des différents aspects de la politique municipale. Si les autorités grenobloises s'accommodent au besoin de quelques faire-valoir artistiques et sociaux alternatifs, elles ne peuvent en revanche accepter que croissent dans les squats grenoblois des expériences incompatibles avec les cadres institutionnels ou commerciaux et où se créent de nouvelles formes d'organisation et de rapports entre les personnes.
Bravo à toutes celles et ceux qui, par tous les moyens, ont permis de rendre les expulsions plus difficiles. Nous continuerons à hanter les murs de nos villes et à semer la colère et l'invention là où règne la résignation. Il faudra plus d'un bulldozer pour nous faire taire.
A bientôt pour de nouvelles aventures
Des squateureuses grenobloises tristes et enragé-e-s...
(A bas le) PS : Tandis que les expulsions locatives continuent cet été, d'autres squats grenoblois ont été expulsés ou sont menacés d'expulsion ; tenez vous au courant....
Retrouvez plus d'infos sur les squats sur grenoble.squat.net ou grenoble.indymedia.org et sur la critique du développement économique et technologique de l'agglomération sur www.piecesetmaindoeuvre.com
On lâche la bride à la flicaille...
mis en ligne le jeudi 7 juillet 2005
Aujourd’hui, mercredi 6 juillet, une personne du site www.piecesetmaindoeuvre.com, a été interpellée à son domicile, et a subi une perquisition suivie d’une garde à vue d’une journée. Son ordinateur ainsi que des documents lui ont été confisqués jusqu’à nouvel ordre. Des menaces ont également été formulées concernant de futures perquisitions et tracasseries policières.
Pièces et Main d’Oeuvre a été mis en cause dans l’affaire du faux Métroscope par de récents articles de presse (Le Monde du 17 juin, le Daubé, Politis…). Le site a déjà répondu sur cette affaire : il n’est pas l’auteur de ce document mais les textes et les informations mis en ligne sont à la disposition de tous et chacun peut les reprendre à son compte pour tout usage. Une précision valable également pour le récent canular Libertys (évoquant la carte d’identité biométrique prévue pour 2007 qui rencontre une opposition croissante).
Les élus socialistes (mairie de Grenoble, Métro, Conseil Général) choisissent le mois de juillet et les vacances d’été pour régler leurs comptes avec leurs seules réelles oppositions : accélération de la répression contre les squats (les 400 couverts, la Kanaille, la Mèche, le Schmogul, Résistor) et aujourd’hui pression sur un média d’enquête critique. Les méthodes sont les mêmes que celles employées contre les opposants au grand stade en 2004 : police et intimidation. Mais l’on verra cette fois encore que les questions politiques ne se règlent pas par des descentes de police.
A chacun de faire circuler l’information, de se tenir au courant des suites de ces évènements, et de faire connaître son opposition.
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