kestufé noël 71-86-21-36 en mai en juin vocations wallon

CD kestufé du wéékend ?

Pendons-les haut et court n°2

zine musikal et politikal à parution très irrégulière
novembre 2001

René Binamé: Kestufé du wéékend ?

Cet album, on l'a attendu : les premiers tracts annonçant sa sortie dataient de leur concert à Pont-Saint-Esprit, mais il fût maintes fois repoussé. Finalement, il est là, entre nos mains. De bonnes surprises nous attendent.

Premièrement un gros son (spécialement Esgibt au synthé) auquel nous n'étions pas habitués avec leurs précédents ouvrage. Il me semble aussi que le tempo se soit un peu accéléré, s'éloignant de la chanson populaire et s'approchant du punk. On notera aussi une belle pochette, malgré le fait que c'est Fabrice l'ancien guitariste qu'on retrouve nu (?) sur la pochette et non Smurf qui est arrivé dans le groupe après les enregistrements de guitare.

Treize titres composent ce cd, dont un instrumental, un en wallon ("Het verkeer is zo druk") et un dernier titre que nous pourrons décrire comme euh... Pas une seule reprise en vue, même pas d'Alain Morisod... La plupart des thèmes abordés sont très classiques de l'anarcho-puk; le reste est beaucoup plus délirant : tondeuse à gazon, machine à laver et surtout 2 chansons sur la vie palpitante de Marcor, leur manager-roadie-rédacteur des "Pagezs assez gué-gué de Marcor" donnt vous pouvez lire les aventures dans chaque Aredje.

Il est sorti comme d'hab sur leur propre label Aredje et ne coûte pas bien cher. Inutile de vous dire que vous DEVEZ l'acquérir.

EMORAGEI

Web magazine de Montréal
janvier 2002

Kestufé du wéékend ?

Surprise ! Ce qui s’annonçait comme un délire punk traditionnel s’avère rapidement une festive (et, avouons-le, jouissive) explosion sonore, préconisant les ambiances variées et les styles pour le moins éclectiques. Et ça démarre dès la première pièce où mes vieilles oreilles usées avaient l’impression d’entendre une incarnation moderne de Plastic Bertrand. Juré craché. Voyez-vous, le chef Binamé en a marre du punk sérieux. Il nous a préparé un plat aux influences à la fois new-wave, post-punk, ska, rock ’n roll bien carré, techno rétro, atmosphérique, valse (!), etc. Le tout reposant sur un sens de l’humour typiquement frenchy. Et croyez-le ou non, la recette est réussie ! Les treize premières sucreries constituent intégralement l’album "Kestufé du wéékend ?", tel que paru en France. Le reste provient de quatre autres albums de Binamé. Une façon efficace et bon marché, pour nous québécois, de découvrir quelques vieilles élucubrations du coloré cousin français. La question du titre donne le goût de répondre tout simplement : "Je veux dénicher tes autres galettes !" Une importation loufoque, sympathique et agréablement irrévérencieuse de la part de Local distribution. (8/10)

Stéphane Martel

ICI

hebdomadaire culturel gratuit de Montréal
9 août 2001

Kestufé là ? Les René Binamé répandent l'anarchie dans la bonne humeur.

D'abord, René Binamé n'est pas quelqu'un mais plutôt un groupe dans lequel on retrouve Binam', le batteur-chanteur et membre fonda-teur, les guitaristes R-man et Smurf, et le clavié-riste EsGibt. En activité depuis 1988 (Binam' est le seul rescapé de cette époque), les Belges de René Binamé flirtent toujours avec le punk mais à leur façon, c'est-à-dire sans se prendre trop au sérieux, et surtout sans tomber dans les nombreux clichés inhérents au genre.

En fait, les René Binamé ont l'air de tout sauf de punks. Musicalement et esthétiquement par-lant, le groupe se situe plus prés des Ludwig Von 88 et de Stellla que des Exploited, Rancid et autres guignols du genre. La musique de René Binamé est simple, mais accrocheuse. Les guitares sont souvent rageuses sauf qu'elles sont accompagnées de notes de cla-vier qui donnent un petit côté new wave-pop à la musique du groupe. "On aime bien créer un contraste dans les arrangements", explique EsGibt, qui s'est joint à la formation en 1993. "Cette dualité entre les guitares et le clavier vient sans doute de notre volonté d'ajouter des couches plus fantaisistes à notre musique. Et cela se retrouve aussi dans nos paroles qui parfois sont totalement absurdes ou rigolotes et d'autres fois plus sérieuses. On est pop pour certains, on est punk pour d'autres". Mais attention, les René Binamé ne sont pas des clowns, comme on peut s'en rendre compte à l'écoute de leur tout dernier album Kestufé du wéékend ?, disponible au Québec par le biais de Local Distribution : chants révolutionnaires, hymne à la paresse ou brûlot anticlérical, le menu est varié...

En tournée au Québec depuis la fin juillet (on a pu les découvrir aux Francos et aux FrancOFFolies), le groupe fera un dernier saut à Montréal avant de s'envoler vers son plat pays. Profitez-en, car qui sait quand on le reverra ?

Patrick Balilargeon

LE DEVOIR

quotidien québécois
28 juillet 2001

René Binamé - Kestufé du wéékend ?

On ne peut s'empêcher. On aurait voulu trouver autre chose, mais ça nous revient. Ça nous hante. Franchement, ils ont dû se le faire dire des dizaines et des dizaines de fois (quoique, à bien y penser, peut-être pas). Bon, mais René Binamé, dans le fond, nous fait penser à un autre Belge, dont on ignore s'il est wallon ou flamand, c'est-à-dire Plastic Bertrand. Bon, c'est une questionde voix, d'énergie et de bricoles sonores en partie déridantes dont se nourrit cette formation wallonne dont le nom n'est pas celui d'un des membres du groupe. Voilà que 22 pièces nous arrivent d'un coup. Cette nouvelle version de l'album est spéciale au Québec, où ces disques n'ont jamais été distribués. Treize pièces du dernier disque, Kestufé du wéékend ?, puis neuf morceaux d'albums précédents (71-86-21-36, Noël, etc., En mai, fais ce qui te plaît et Vocations), du temps où la chose s'appelait aussi René Binamé et les Roues de secours. Le groupe se qualifie lui-même d'"anarcho-punk, tendance chansonnettes et ritournelles". C'est bien ce dont il s'agit. Il fait dans l'éveil social, le Binamé. Sur fond d'énergie punk, de guitares nerveuses, parfois de beat box, le groupe aime à brasser les tréfonds du capitalisme dont un collègue à nous disait récemment qu'il est de plus en plus stalinien. Aussi, il sait nous entretenir de la tondeuse à gazon de l'oncle Gaston et du grotesque alambic du frère du curé. Côté musique, Binamé nous ramène quelque peu, avec grand plaisir, vers ce que les années 80 ont produit de bien, ce qu'on associait volontiers au punk et au rock français, celui des Métal Urbain, de Ludwig Von 88 pour le côté pas sérieux, de Haine Brigade, de Gogol et de quelques autres, Édith Nylon pour la pop et pour les guitares (certains pourraient voir ça comme un petit bémol). Avec des claviers pas trop sophistiqués, une batterie incroyablement claire et bien en avant ainsi qu'une dose d'humour grave, Binamé nous accroche. Et Plastic, dans tout ça? Un peu le traitement des voix (quoique, franchement, il change d'une pièce à l'autre, selon l'atmosphère), beaucoup le côté pogo. Comme il le dit si bien, René Binamé aime "juxtaposer et superposer les mélodies fluettes et les murs de guitares". Aux FrancoFolies, à l'extérieur, le 31 juillet, et aux FrancOFFolies, le 1er août, à la salle de l'X.

Bernard Lamarche

VOIR

hebdomadaire gratuit de Montréal
26 juillet 2001

René Binamé - Kestufé du wéékend ?

Un groupe de punk rigolo qui s'amuse à épicer ses ritournelles et ses murs de guitares avec des synthés, et qui semble tout droit sorti d'une bédé sale et méchante de Gotlib ne peut venir que de Belgique. Sorte de petits neveux illégitimes de Sttellla qui aurait trop écouté de Plastic Bertrand et de punk old school, les René Binamé nous présentent ici l'album Kestufé du wéékend ?, paru l'an dernier chez eux, et agrémenté de huit pièces antérieures spécialement pour se présenter aux potes québécois. Au-delà du simple divertissement, les textes anarcho-humoristiques frappent souvent dans le mille et sont habillés d'un manteau musical franchement original pour le genre. Une véritable découverte qui pourrait bien faire des ravages lors de son passage au Parc des Festivals le 31 juillet et le 1er août à l'X dans le cadre des FrancOFFolies.

Eric Parazelli

CARAZINE

Le journal des abonnés de Caramail.fr
2001

René Binamé et les roues de secours ont encore frappé

Ils sont de retour !! René Binamé et les roues de secours.

Le nouvel album "Kesstufé du weekend ?" des Dinantais n'est sans doute pas leur meilleur mais ça reste quand même de la toute bonne musique.

Pour ceux qui ne connaissent pas, René Binamé et les roues de secours est un groupe anarcho punk qui sévit en Belgique et dans une moindre mesure en France depuis quelques années.

Ils ont sorti 2 disques anti papaux ainsi qu'une myriade de disques de noël et bien sûr des albums dont le cédé vocations est le meilleur assurément. Il faut également souligner qu'ils ne se prennent pas le tête face a leur succès relatif: ils jouent devant 50 comme devant 2000 personnes.

Kesstufé de weekend contient 13 titres dont 1 en néerlandais.

La 1e partie du cédé est consacrée à des chansons plus idéologiques tandis que la 2e est plus déconnage. C'est vrai que la répartition des chansons est un peu lourde mais bon on fait avec et cela ne gâche en rien le cédé.

De plus pour les anars fauchés le prix est attractif seulement 465 FB, ça fait +/- 11,5 euros.

Il est important de signaler que ce groupe évolue sur un petit label (Aredje pour ne pas le citer) qu'il convient de soutenir car la concurrence est lourde face à l'uniformisation musicale insipide.

BANDEAPART.FM

site de l'émission Bande à Part de Radio Canada
juin 2001

Je n'ai pas trop aimé cet album la première fois que j'en ai fait l'écoute. Après deux ou trois fois, je me suis retrouvé avec les airs naïfs et minimalistes du "synthé" qui ne cessaient de tourner dans ma tête telles des chaussettes sales dans une machine à laver. Depuis, cet album s'est vu offrir un abonnement quotidien avec mon lecteur "Cd".

La musique que nous offre ce quatuor wallon est comme un croisement bâtard entre le gros punk-rock cru et rigolo, façon Ludwig Von 88, et la pop délirante de Plastik Bertrand. René Binamé, c'est un gros mur de guitares sur lequel se juxtaposent des mélodies électroniques accrocheuses.

Les textes des cinq premiers morceaux nous offrent une vision lucide et critique de notre monde capitaliste. J'ai d'ailleurs rarement vu un groupe rock réussir à passer un message politique d'une façon aussi cohérente et agréable. Pour le reste de l'album, les textes et la musique se veulent un peu plus comiques, ce qui ne déplaira pas aux fans des Stellla.

Kestufé du Wéékend sera bientôt disponible au Québec grâce à Local Distribution et le groupe parcourra nos routes cet été.

Lali

MOFO n° 88

mensuel rock gratuit belge
novembre-décembre 2000

Un jour, on compilera le meilleur des Binamés et on se rendra compte qu'ils ont un paquet de chansons mémorables, du "Pape Pue" à l'incroyable incantation du discours prononcé à l'occasion des funérailles de Baudouin Ier ("il est des rois qui sont plus que des rois...").

On les retrouve fidèles à eux-mêmes sur cet album à la fois jovial et grinçant qui proclame haut et fort "plutôt jouir que d'aller travailler".

Tirs à boulets rouges sur la vie d'entreprise, l'aliénation générale ("ciao seize coups"), ou le capitalisme avec une plage d'ouverture qui pourrait faire un tube ("Je gère mon capital santé / Je booste ma combativité / Je guette des opportunités... Kestufé du wéékend ?).

On aime bien aussi leur veine glandeuse : "quand je n'ai rien à faire, je me mets devant la machine à laver et je regarde les chaussettes qui tournent..."

B.Lu

VENDETTA n° 2

zine français
décembre 2000

Cinq chansons révolutionnaires, une valse, cinq chansons délirantes et un morceaux techno, voilà le nouvel album de ce fameux groupe de punk-musette belge, garanti sans reprises, avec (enfin) un titre sur le légendaire Marcor (qui a changé de coupe de cheveux et de lunettes !!! Y a-t-il un rapport entre ces deux faits historiques ?).

Une musique toujours hypnotique et des textes caustiques dont ils ont le secret, mais on est quand même de plus en plus loin de Jésus sur sa croix qui bandait comme un porc... Le synthé omniprésent risque d'en rebuter quelques uns, bon moi j'ai été un peu désorienté à la première écoute, mais en fait c'est un truc terrible avec une production parfaite, vraiment un groupe qui fait du punk vraiment original. Jetez y une oreille (attentive) avant de vous décider.

Le livret est un peu léger, ils nous avaient habitués à des choses plus conséquentes.

Vendetta est en ligne sur vendetta.topcities.com/

BEAR ROCK' ZINE n° 12

zine belge
janvier 2001

Depuis le 45t "En juin fume ce qu'il te plaît", je n'avais plus vraiment écouté les René Binamé. Et bien, ils sont toujours pareils : toujours en guerre contre le capitalisme, l'autorité (étatique et religieuse), la police et l'économie de marché ! J'aime beaucoup Tic Tac même si le texte est assez simpliste probablement parce qu'il me rappelle cette adolescence où j'écoutais ces punks wallons. Ma grande déception est de n'avoir trouvé aucune chanson sur Philippe et Mathilde. Gauchistes libertaires, ce CD est pour vous.

Fred

LE SOIR

quotidien belge
mercredi 24 janvier 2001

En ces temps de Gauff' au Suc' et autres Priba 2000, il est bon de rappeller le rôle pionnier joué par nos joyeux punks dinantais. Avec ou sans roues de Secours, René Binamé nous revient après huit ans d'absence pour une nouvelle dose de riffs carrés, électricité éclatée et textes délirants. A quoi ressemble un Plastic Bertrand qui chante pour du vrai, entouré d'un groupe ? Voilà, tout est là et ça se déguste sur scène...

Thierry Coljon

RIFF RAFF

mensuel rock gratuit
fin 2000

Entendu dans une soirée très branchée à Uccle :

(tout le petit monde se met à pogoter gentillement quand, à la fin du disque...)

CE. - Sans déconner, écoutez ce disque, ça soigne certaines maladies.

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