
Sur la toile depuis juin 1996
mis à jour le 25-12-2008
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René Binamé, Les Slugs et ceux qui passent.
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Ven 9 jan, Rouen (F)
rené binamé @ MJC l'oreille qui traine
Sam 17 jan, Tamines
rené binamé @ MJ
Ven 30 jan, Verviers
rené binamé @ Maison des Jeunes
Dim 1 fév, Paris (F - 75019)
les slugs au festival holiday in the rain @ La Pena Festayre
Sam 28 fév, Lessines
rené binamé @ Centre Culturel René Magritte
Sur le Blog de Cha, sa vie est une bande dessinée, Un pot-pourri du concert des Binamé au festival On est pas là pour tricoter des barbelés, le dimanche 2 novembre 2008.
En 4'27", des p'tits bouts de "La vie s'écoule", "Mother's little helper", "Het verkeer is zo druk", "Le courage des oiseaux avions", "Juillet 1936", "La Makhnovstchina", "Révolte", "Vocations".
Une petite série de photos par MumuDIY
au Sans Réserve à Périgueux le 31 mai 2008.
Toute la gang des René Binamé, c'est Binam' R-man Smerf et Boris, mais c'est en trio qu'elle joue, et Marcor n'est jamais bien loin, et si le son est bon c'est souvent grâce à Vinch, et par-dessus tout y a vous.
Voilà la version fille
des t-shirts René Binamé, S-M-L-XL, avec un dessin de Myriam imprimé devant, disponibles à la distro, en live et bientôt en ligne.
La fédération Anarchopunk a sorti une compilation deux CDs avec 40 groupes et un livret A4 de 64 pages avec des pages de présentation de chaque groupe et un long texte sur l'histoire du mouvement anarchopunk en France. Cette double compilation accompagnée d'une affiche est au prix de 8 euros.
20 Minutes de Chaos... Agora... Apatride Bunker... Aside... Attentat Sonore... AZF... Binaire... Civil Agression... Coche Bomba... Desert Culturel /Flagrants d'Eli... Foetus Party... Haine Brigade... Heyoka... Karnaj... Kochise... Koroll... Nacht und Nebel... Nada... Nagasaki by Night... Nocif... No Reason Voices /No Tome to Lose... Pariapunk... Parkaj Mental... Pekatralatak... Phase Terminale... Primitiv Bunko... Psycho Squatt... René Binamé... Samizdat... Scraps /Lasociété a mauvaise haleine... Soupe aux clous... SS20... Urban Blight... Usual Suspect... Utopia... Verdun... La Veru Berlue
Les infos sur où et comment se la procurer sur le site de l'APF
Et revoilà des t-shirts René Binamé,
S-M-L-XL-XXL, avec un dessin de Myriam, imprimé devant ou derrière, disponibles à la distro, en live et en ligne.
Nouveau, presqu'encore chauds sortis de la presse, des badges,
plusieurs modèles, disponibles à la table à Marcor et/ou, juste à côté, en dessous, au-dessus, autour et au milieu,
à la distro introuvable et désormais trouvable à la distro en ligne.
Aredje, mi-toile mi-papier, ni zine ni label
Le dvd vient de sortir chez Aredje, le dvd ET le cd de la bo.
Et ce cd est plus qu'un simple bonus, c'est une compilation de new-wave indépendante belge des années 80. Pour certains, une promenade nostalgique, pour d'autres une re-découverte, voire tout simplement une découverte.
On peut le commander par correspondance : www.aredje.net/distro
Pour en savoir plus, www.gerda85.be
Communiqué du Comité de soutien aux inculpés de Tarnac
mis en ligne le 28-11-2008
A l'aube du 11 novembre, 150 policiers cagoulés ont encerclé le village de Tarnac (350 habitants) en Corrèze, en plein centre de la France. A leur suite, une brigade de la police scientifique, des chiens renifleurs d'explosifs, un hélicoptère et une nuée de journalistes. Ces derniers n'avaient toutefois pas eu le temps de sortir leurs micro que déjà les dépêches AFP vendaient le scoop: les « dangereux saboteurs du rail » ont été débusqués et arrêtés.
Cette opération spectaculaire a eu lieu à la suite de dommages commis sur des câbles électriques de la SNCF, qui avaient entraîné une perturbation du trafic ferroviaire les jours précédents, dans un contexte de grogne des cheminots.
Un jour entier, le petit village a été isolé du monde par des barrages de police. Sur 20 personnes interpellées, 9 ont été emmenées dans les locaux de la police judiciaire à Paris pour subir quatre jours d'interrogatoires (temps maximum récemment autorisé par la loi pour une enquête terroriste). Les personnes qui ont été arrêtées vivaient en communauté; certains travaillaient à la ferme du Goutailloux, d'autres à l'épicerie du village qu'ils avaient reprise à sa fermeture et où ils servaient tous les jours des repas ouvriers.
Piétinant la présomption d'innocence aussi bien que le simple bon sens, les médias ont relayé deux jours durant les discours de la ministre de l'Intérieur et du chef de l'État, qui se sont empressés de saluer cette enquête éclair, ont « félicité la police et la gendarmerie pour leur diligence » et se sont « réjouis des progrès rapides et prometteurs de l'enquête », tandis qu'un responsable syndical exprimait son soulagement à ne voir figurer aucun cheminot parmi les prévenus. Avant même le début de la garde à vue, l'affaire semblait entendue.
Mais moins de deux jours après, force était de reconnaître de source judiciaire qu'aucune des preuves attendues n'était venue conforter les affirmations des policiers; ni flagrant délit, ni trace ADN, ni aveux, le dossier ne se fonde plus que sur l'enquête de police et sur des soupçons.
L'on assiste dès lors à une surenchère de discours tenant lieu de pièces à conviction: dans la presse, on est passé « d'actes de malveillance » à « actes terroristes ». S'il y a communauté, il ne peut s'agir que d'« une secte ». S'ils n'ont pas de portable, ce n'est pas un choix de vie mais parce que ce sont des « pros de la clandestinité ». Ils ont une épicerie? Oui, mais « tapie dans l'ombre » (le Figaro, 12/11). A cela s'ajoute un classique éculé, la construction de la figure du « leader charismatique » : le principal prévenu est accusé d'être le « dirigeant » d'une inconcevable « cellule invisible » ayant pour objet la « lutte armée », dont les cinq personnes aujourd'hui en détention seraient le « noyau dur ». Ce qui peut valoir « jusqu'à 20 ans de prison » (le procureur Jean-Claude Marin, dans Libération, 15/11).
Avec le comité de soutien de Tarnac à l'appel duquel nous répondons, nous ne pouvons que constater la démesure, grotesque ou tragique, qui entoure cette affaire :
Démesure entre les actes reprochés et leurs qualifications, entre les preuves fournies par l'accusation et les procès d'intention faits aux inculpés, entre l'ampleur de l'opération « Taïga » digne d'un raid en Irak et l'existence tout sauf clandestine des personnes qu'elles visaient.
Après une semaine de délire et de surenchère généralisée, la presse change un peu de ton, grâce d'ailleurs à la lucidité salutaire de certaines interventions (nous pensons au philosophe Giorgio Agamben, dans le Libération du 19, ou à un article de M. Quadruppani, sur le site Rue89 le 18...) et à l'indignation d'un grand nombre de lecteurs anonymes choqués par le traitement médiatique de cette affaire. Mais cinq des inculpés, eux, restent en détention. Une détention qualifiée de « provisoire » mais qui peut s'étendre en France, pour les affaires qualifiées de « terrorisme », jusqu'à 4 ans et huit mois...
Dans un contexte de crise générale allant s'approfondissant et face aux désaveux de sa politique, l’Etat français a besoin pour se soutenir de la constitution d'un nouvel ennemi intérieur. Le « terrorisme islamique », la « racaille des banlieues » ne suffisent plus: la « résurgence d'une mouvance anarcho-autonome » (décrétée par Michèle Alliot-Marie, ministre française de l'Intérieur) semble arriver à point nommé. Si l’affaire de Tarnac paraît « montée de toute pièce » il y a derrière un enjeu de taille. En faisant, d’une part, coïncider toujours davantage la figure du suspect et celle du coupable, l’Etat installe la peur dans les milieux contestataires. D’autre part, en faisant passer pour terroristes des actes qui relèvent plutôt du blocage, et qui s’inscrivent dans la continuité de gestes qui ont toujours existés dans les luttes sociales (blocages de la gare du midi par les étudiants de l’ULB ces mois derniers à Bruxelles, blocages autoroutiers en France pendant le CPE…). Il diabolise toute contestation qui ne se condamnerait pas d’avance à rester symbolique ; il s’agit là de distiller la peur dans l’opinion publique. Pour ce faire, rien de tel qu'une opération comme celle du 11 novembre; opération dont la démesure est elle-même une opération visant à conforter, aussi a posteriori, l'introduction de ces « lois d'exception ».
Les lois d'exception s'appliquent bien sûr aussi en Belgique. La Belgique a été l’un des premier pays à suivre avec zèle les directives européennes invitant à se doter de nouvelles mesures anti-terroristes. Affirmer maintenant notre solidarité avec ceux qui se trouvent en ce moment sous le coup de ces mesures indique aussi bien que nous nous organisons pour résister, ici, à leur mise en œuvre.
En écho avec le comité de soutien de Tarnac, nous demandons la libération immédiate de tous les inculpés et la levée des poursuites en matière de terrorisme.
Le Comité de Soutien aux Inculpés du 11 Novembre – Bruxelles
toutes les brèves
Yeah ! IL EST SORTI, en cd et en vynile
Il est disponible par correspondance
chez nous www.aredje.net/distro
chez www.folkloredelazonemondiale.fr
chez www.malokadistro.com
Y a intérêt à l'acheter chez nous si t'habite en Belgique, chez FZM ou Maloka si t'habite en France.
Et sinon à l'acheter à nos concerts pour éviter les frais de port, ou en magasin là où il se trouvera.
En Belgique, il sera disponible chez tous les disquaires, distribué par Bang!, au moins sur commande, au plus tard mi-mars.
Absurde !
L'enregistrement de l'album s'est étalé sur des mois et des mois, des lieux et des lieux.
Il a impliqué, plus ou moins dans l'ordre, Bini, Rman, Smerf, Rachel, Magali, Nic, Ferry, Vinch...
Et pourtant, il n'y a et il n'y aura donc, en tout et pour tout qu'une seule photo que voici.
Une petite pause pour l'un d'entre nous : il se reconnaitra, c'est sûr, mais peut-être sera-t-il le seul.
Clique dessus pour la voir en entier et en grand (si tu veux).
Ah ! Si le communisme était perçu pareillement à un apprentissage du doute et non comme le croient quelques dogmatiques résumés au seul échafaudage de certitudes, psalmodiées, vociférées en patientant dans l'espérance du matin du grand soir. Anars ou stals, finalement ils ont fait de cette attente une religion, avec sa liturgie, son catéchisme, ses pélérinages, ses kermesses, sa bonne conscience et ses bondieuseries ridicules.
Jann-Marc Rouillan, « Glucksamschlipszig, le roman du Gluck »,
L'esprit frappeur, p. 68.